PAYSAGE

EARTH, "Big World, small planet" ....

Last update : 2023/12/12


En 2021, le Forum économique mondial a identifié cinq principales menaces mondiales pour l’humanité : les conditions météorologiques extrêmes, l’échec de l’action climatique, les dommages environnementaux humains, les maladies infectieuses et la perte de cette biodiversité qui fait la singularité de notre planète Terre : mais une biodiversité menacée par des réalités dites économiques qui montre tout à la fois que notre consommation dépasse de loin la capacité d’approvisionnement de la nature et que la conservation de la biodiversité serait d'un coût insupportable. 

 

La capacité de l’humanité à assurer un développement durable à long terme (The Quadruple Squeeze Humanity’s ability to secure long-term sustainable development) est sous la pression de quatre indicateurs planétaires : (1) la croissance démographique et la richesse, (jusqu’à présent, la plupart des problèmes environnementaux ont été causés par environ 20%  de la population mondiale, la minorité riche), (2) le changement climatique (nous avons presque atteint 450 ppm (parts par million) de concentration de gaz à effet de serre (CO2 equivalent) à un rythme qui suggère que nous atteindrons 560 ppm, un doublement depuis la révolution industrielle, même si la science nous dit que nous ne devons pas dépasser 400 ppm si nous voulons éviter de grands risques), (3) la dégradation des écosystèmes (60 % des services écosystémiques essentiels au bien-être de l'homme ont déjà été consommés), et (4) le risque de changement soudain ou de surprise lorsque les seuils de l’écosystème sont franchis (rétrécissement de l'espace et changements brusques sont une réalité désormais dans nos écosystèmes), ce qui réduit l’espace opérationnel pour le développement humain...

 

Nous vivons désormais dans le paradoxe constant, faute de réflexion suffisante : si le changement climatique est acquis, pour ce siècle, le diagnostic est suivi de solutions qui s'avèrent troublantes et paradoxales. Nombre de politiciens s'engouffrent dans des solutions bien peu pensées, parent au plus pressé compte tenu de leurs échéances politiques ou de leurs courtes vue, et  imposent à leurs citoyens, sans concertation, des solutions contradictoires d'experts. On sait aujourd'hui en ce 1er mars 2024, que plus un pays disposera d'une énergie dite "verte", plus celui-ci sera directement affecté par le changement climatique : en effet, nous le savons désormais, les températures élevées, la sécheresse, les modifications ou l'absence de vents affectent directement l'éolien et le photovoltaïque ...

 

Dans « The Economics of Biodiversity » (2021), Sir Partha Dasgupta soutiendra que la solution commence par accepter que nos économies soient intégrées dans la nature, et non extérieures à elle... Pour que la croissance économique soit durable, l’engagement de l’humanité avec la nature doit être durable, améliorant ainsi notre richesse et notre bien-être collectifs et ceux de nos descendants. Le statu quo est une stratégie vouée à l’échec : l’indice Planète vivante (The Living Planet Index, une mesure de l’état de la diversité biologique mondiale fondée sur les tendances démographiques mondiales des vertébrés) diminue à un rythme accéléré; selon les tendances actuelles, il sera à 15 % de son niveau de 1970 d’ici 2050. La proposition de Dasgupta est que trois changements sont essentiels. 1)le premier est tellement évident qu’il a dû désespérer d’avoir à le préciser: les exigences de l’humanité envers la nature ne doivent pas dépasser son approvisionnement (Humanity’s demands on nature must not exceed its supply). Changer les mesures de la réussite économique pour une voie plus durable : mesurer la « richesse inclusive » (inclusive wealth) mesure de tous les actifs, y compris le capital naturel (le stock mondial de ressources naturelles, y compris la géologie, les sols, l’air, l’eau et la biodiversité), plutôt que le produit intérieur brut (PIB). 3) Transformer les systèmes financiers et éducatifs pour permettre ces changements et les soutenir pour les générations futures (il faut financer les biomes et les écosystèmes dont dépend l’humanité). 


"The Earth Transformed" (Peter, Frankopan, Knopf Doubleday Publishing Group, 2023)

(traduction Éditions Tallandier, 2024, "Les Métamorphoses de la Terre") 

Peter Frankopan est un historien britannique, professeur à Oxford, connu pour ses travaux d’histoire globale. Il s’est imposé auprès d’un large public grâce à The Silk Roads, ouvrage qui a fortement contribué à sa notoriété internationale en proposant une lecture décentrée de l’histoire mondiale. Son travail se distingue par une ambition de grande synthèse : il cherche à relier des espaces, des périodes et des phénomènes souvent étudiés séparément. Avec The Earth Transformed (2023), il prolonge cette démarche en plaçant l’environnement, le climat, les ressources et les écosystèmes au cœur du récit historique.

Le succès rencontré par Frankopan tient à plusieurs éléments. D’abord, il sait rendre accessibles des sujets vastes et complexes. Ensuite, il répond à une attente contemporaine : comprendre le passé à la lumière des préoccupations écologiques actuelles. Enfin, son œuvre séduit parce qu’elle combine érudition, ampleur géographique et force narrative. "The Earth Transformed" a ainsi été reçu comme un livre ambitieux, marquant, et particulièrement en phase avec les débats contemporains sur le changement climatique ...

Le climat et l’environnement ne sont pas des éléments secondaires, mais des moteurs fondamentaux de l’histoire humaine. L’histoire humaine doit être comprise comme une interaction constante entre l’homme et la nature ...

 

"« La première désobéissance de l’homme », écrit John Milton au début du Paradis perdu, aura été de manger « le fruit de cet arbre défendu » dans le jardin d’Éden. Son geste, poursuit-il, « apporta la mort dans ce monde, et tous nos malheurs ». La perte du paradis a transformé la Terre, faisant d’un espace de beauté et d’abondance un lieu de tristesse et d’affliction, « où la paix, où le repos, ne peuvent jamais habiter, l’espérance jamais venir » et où la vie n’est plus qu’une série de « supplices sans fin».

Le poème épique de Milton, paru dans la seconde moitié du XVIIe siècle, reprend le récit qui, au tout début du livre de la Genèse, raconte comment les hommes en sont venus à mettre en œuvre leur propre disparition. En se laissant tenter par l’« infernal Serpent », Adam et Ève ont condamné les générations futures à une vie de désordre écologique, une vie dans laquelle l’environnement n’est plus toujours bienveillant, où la nourriture n’est pas toujours facile à trouver, où les hommes doivent travailler au lieu de recueillir les bienfaits offerts par Dieu. Le paradis a été perdu.

Dans le monde d’aujourd’hui, la façon dont notre espèce travaille la terre, exploite les ressources naturelles et malmène la durabilité fait l’objet de vigoureux débats, notamment parce que beaucoup estiment que les activités humaines ont une telle envergure et se montrent si dommageables qu’elles en viennent à modifier le climat. Cet ouvrage analyse comment notre planète, notre jardin clos (puisque tel est le sens littéral du mot « paradis »), a changé depuis l’origine du monde, en raison parfois des efforts, des calculs et des erreurs d’appréciation de l’homme, mais aussi sous l’effet d’une multitude d’autres acteurs, facteurs, influences et dynamiques qui ont façonné notre environnement – souvent sous des aspects auxquels nous ne pensons même pas, ou que nous ne comprenons pas. Je voudrais également montrer dans ce livre que notre monde est depuis toujours un lieu de transformations, de transitions et de changements – car, hors du jardin d’Éden, le temps ne s’arrête jamais." (Introduction)

 

Introduction : une histoire du monde repensée par l’environnement

Dans "The Earth Transformed", Peter Frankopan défend une thèse claire : l’histoire humaine ne peut pas être comprise si l’on traite la nature comme un simple décor. Selon lui, les conditions climatiques, les éruptions volcaniques, les sécheresses, les épidémies, les variations de température, l’accès à l’eau, la fertilité des sols ou encore l’exploitation des ressources ont constamment influencé les sociétés humaines. Le livre propose donc une vaste fresque qui montre comment l’environnement n’a pas seulement accompagné l’histoire, mais l’a profondément orientée.

- les sociétés humaines ont toujours été dépendantes de leur environnement

- les crises climatiques ont joué un rôle déterminant dans leur évolution

- aujourd’hui, l’humanité est devenue elle-même un facteur de transformation du climat

 

L’originalité de l’ouvrage tient au fait qu’il ne s’agit ni d’une simple histoire du climat, ni d’un récit exclusivement politique. Frankopan cherche plutôt à démontrer que les trajectoires des civilisations naissent de l’interaction continue entre les sociétés humaines et les systèmes naturels dont elles dépendent.

 

Le début de l’ouvrage pose un cadre de très longue durée. Dans l’Introduction, puis dans le chapitre 1, “Le monde depuis l’aube des temps”, Frankopan rappelle que l’histoire humaine s’inscrit dans une histoire beaucoup plus vaste, celle de la planète elle-même. La Terre, ses transformations géologiques, l’évolution du climat et la lente formation des conditions propices à la vie constituent le socle de tout le récit. Le chapitre 2, “De l’origine de notre espèce”, montre ensuite que l’apparition et la dispersion de l’humanité ne peuvent être séparées des contraintes environnementales. Les premières migrations, les formes d’adaptation et les capacités de survie de notre espèce sont liées à des milieux changeants.

Dans le chapitre 3, “Interactions entre l’homme et les écosystèmes”, Frankopan insiste sur le fait que l’être humain transforme déjà son environnement très tôt, même avant l’apparition des grandes civilisations. Il montre que la domestication, l’agriculture et la sédentarisation ne constituent pas seulement un progrès technique, mais aussi une nouvelle relation au vivant. Le chapitre 4, “Les premières villes et les réseaux commerciaux”, explique ensuite comment les premières concentrations urbaines et les premiers échanges à longue distance dépendent de conditions écologiques favorables : disponibilité de l’eau, productivité agricole, exploitation des ressources, circulation sur des espaces relativement stables.

Le chapitre 5, “Pourquoi il faut éviter de vivre au-dessus de ses moyens”, introduit une idée essentielle du livre : les sociétés humaines peuvent dépasser les capacités de leur environnement. Frankopan montre que lorsque les ressources sont surexploitées ou que les équilibres écologiques sont rompus, des crises apparaissent. Le chapitre 6, “Le premier âge de la connectivité”, élargit cette réflexion en montrant que, dès l’Antiquité, les échanges relient déjà des régions éloignées ; cette connectivité diffuse richesses, techniques et idées, mais elle transmet aussi vulnérabilités, pénuries et déséquilibres. Dans le chapitre 7, “La nature et le divin”, Frankopan étudie la manière dont les sociétés anciennes interprètent les phénomènes naturels à travers des cadres religieux. Les catastrophes, les cycles saisonniers ou les événements climatiques sont souvent compris comme des signes divins, ce qui montre à quel point la dépendance à la nature structure aussi les représentations culturelles.

Le chapitre 8, “Les steppes et la formation des empires”, souligne l’importance décisive des environnements de steppe dans l’essor de grands ensembles politiques. Frankopan rappelle que les empires ne naissent pas seulement de la stratégie militaire ou de la volonté de conquête, mais aussi de conditions écologiques particulières qui favorisent certaines mobilités, certains élevages et certaines formes de pouvoir. Le chapitre 9, “La période chaude romaine”, met en lumière un moment de relative stabilité climatique qui accompagne la prospérité du monde romain. Frankopan y suggère que l’essor de Rome ne peut être dissocié d’un cadre environnemental favorable à la production agricole, aux échanges et à la stabilité générale.

À l’inverse, le chapitre 10, “La crise de l’Antiquité tardive”, montre comment des perturbations climatiques, sanitaires et économiques contribuent à fragiliser les structures impériales. Il ne s’agit pas de dire que le climat “cause” mécaniquement la chute des empires, mais qu’il accentue des tensions déjà existantes et réduit la capacité des sociétés à y répondre. Le chapitre 11, “L’âge d’or de l’empire”, puis le chapitre 12, “La période chaude médiévale”, analysent des périodes de croissance, d’expansion et de mise en réseau favorisées par des conditions relativement propices. Frankopan met en évidence la relation entre climat plus clément, hausse de la production, accroissement démographique et intensification des échanges.

Le chapitre 13, “La maladie et la formation d’un nouveau monde”, est particulièrement important car il montre que l’environnement ne se réduit pas au climat stricto sensu. Les maladies, les dynamiques biologiques et la circulation des agents pathogènes jouent elles aussi un rôle historique majeur. Les sociétés sont reconfigurées non seulement par la température ou les récoltes, mais aussi par la diffusion de pandémies. Le chapitre 14, “L’élargissement des horizons écologiques”, puis le chapitre 15, “Fusion de l’ancien et du nouveau monde”, décrivent l’ouverture planétaire des échanges modernes. Frankopan insiste sur les conséquences écologiques du contact entre continents : transferts d’espèces, déplacements de cultures agricoles, circulation de microbes, recomposition des régimes alimentaires et des systèmes productifs.

Les chapitres 16, “De l’exploitation de la nature et des hommes”, et 17, “Le Petit Âge glaciaire”, marquent une intensification du propos critique. D’un côté, Frankopan montre que l’essor des économies modernes repose sur l’exploitation combinée des milieux naturels et des êtres humains. De l’autre, il souligne que les refroidissements, les crises agricoles et les catastrophes environnementales aggravent les tensions sociales et politiques. La nature n’est pas seulement exploitée : elle résiste, contraint et fragilise. Le chapitre 18, “À propos des grandes et petites divergences”, relit ensuite la question classique de la divergence entre régions du monde à la lumière des ressources, des régimes énergétiques, des contraintes écologiques et des opportunités matérielles.

Cette perspective débouche logiquement sur le chapitre 19, “Industrie, extraction, nature”, où Frankopan présente la révolution industrielle comme une rupture majeure. L’humanité ne se contente plus de s’adapter à son environnement : elle commence à transformer massivement les conditions mêmes de la vie sur Terre. L’industrialisation, l’extraction du charbon, l’accélération de la production et l’usage intensif des ressources marquent le début d’un nouveau rapport à la nature, fondé sur la puissance technique et la consommation croissante. Le chapitre 20, “Le temps des turbulences”, montre comment la période allant de la fin du XIXe siècle au début du XXe siècle est marquée par des instabilités multiples, où s’entrecroisent bouleversements politiques, transformations économiques et pressions environnementales.

Dans le chapitre 21, “Concevoir de nouvelles utopies”, Frankopan analyse les projets idéologiques et politiques du XXe siècle comme des tentatives de réorganisation du monde, y compris dans sa dimension matérielle et environnementale. Le chapitre 22, “Restructurer l’environnement”, met en évidence l’ampleur des interventions humaines au milieu du XXe siècle : aménagements massifs, infrastructures, transformation des paysages, production intensive. Le chapitre 23, “Exacerbation de l’angoisse”, montre qu’à partir des années 1960, la conscience des risques écologiques s’intensifie. La croissance n’apparaît plus seulement comme un progrès, mais aussi comme une menace. Enfin, le chapitre 24, “Au seuil des limites écologiques”, conduit le lecteur jusqu’au présent : l’humanité se retrouve confrontée à des limites qu’elle a elle-même contribué à rendre plus visibles et plus dangereuses.

La Conclusion rassemble l’ensemble de cette démonstration. Frankopan y soutient que la crise écologique actuelle n’est pas un phénomène isolé ni totalement inédit dans ses mécanismes, mais qu’elle est sans précédent par son échelle, sa rapidité et sa dimension anthropique. Autrement dit, l’histoire montre que les sociétés ont toujours été vulnérables aux changements environnementaux ; la nouveauté de notre époque est que l’humanité est devenue elle-même une force géologique et climatique.

L’un des grands mérites de The Earth Transformed est son ambition. Très peu d’historiens tentent aujourd’hui d’écrire une histoire couvrant un arc aussi large, depuis les origines de la Terre jusqu’aux crises environnementales contemporaines. Frankopan réussit à faire tenir ensemble histoire climatique, histoire économique, histoire impériale, histoire des échanges et histoire environnementale. Cette capacité de synthèse explique en grande partie l’impact du livre.

Un deuxième point fort réside dans son refus d’une histoire strictement eurocentrée. Le livre circule entre les continents, fait dialoguer des espaces souvent séparés dans les récits traditionnels et souligne les interdépendances de longue durée. Cela donne à l’ouvrage une véritable puissance comparative et permet au lecteur de percevoir l’histoire mondiale comme un ensemble de connexions écologiques autant que politiques.

Le livre est également fort par sa pertinence contemporaine. Il ne s’agit pas d’un ouvrage militant au sens étroit, mais d’un travail qui parle directement au présent. Frankopan suggère que l’histoire peut aider à penser les risques actuels : vulnérabilité des systèmes complexes, dépendance aux ressources, fragilité des équilibres biologiques, effets en chaîne des catastrophes. En ce sens, le livre ne se contente pas de raconter le passé ; il invite à réfléchir à la situation présente.

Cependant, l’ouvrage présente aussi des limites. La principale tient au risque de déterminisme environnemental. Même si Frankopan ne prétend pas que le climat explique tout, il arrive que son récit donne l’impression que les facteurs naturels dominent l’ensemble des autres causes. Or les choix politiques, les structures sociales, les institutions, les idéologies et les conflits humains gardent une autonomie relative. Le danger est donc de faire de l’environnement une cause trop englobante.

Une autre limite vient de la nature même de l’entreprise. Parce que le livre couvre une période immense et multiplie les exemples, certaines démonstrations paraissent plus suggestives qu’entièrement prouvées. Le lecteur est souvent convaincu par l’accumulation des cas, mais il peut parfois souhaiter une analyse plus approfondie de certains moments précis. L’érudition impressionne, mais elle produit parfois un effet de densité presque excessive.

Enfin, la volonté de relier le passé au présent constitue à la fois une force et une faiblesse. C’est une force parce que le livre est intellectuellement stimulant et nécessaire. C’est une faiblesse dans la mesure où cette perspective contemporaine peut parfois orienter la lecture du passé de manière un peu téléologique, comme si toute l’histoire conduisait à notre crise actuelle.

 

Peter Frankopan,  historien spécialiste des connexions globales et de l’environnement, et Yuval Noah Harari, historien et philosophe, connu pour ses synthèses accessibles et conceptuelles, partagent une ambition commune, raconter l’histoire globale. "The Earth Transformed" (2023)couvre de la formation de la Terre à aujourd’hui, "Sapiens : Une brève histoire de l'humanité" (2011) couvre l’histoire de l’espèce humaine depuis ses origines. 

Tenter de comprendre ce qu'est le "moteur de l'histoire" est ce qui les différencie...

- Pour Frankopan, le climat et l’environnement : les sociétés sont façonnées par le climat, les ressources naturelles, les catastrophes, l’histoire est une interaction homme–nature.

- Chez Harari,  l’histoire humaine est produite par les idées et les structures mentales, guidée par la capacité à créer des fictions collectives, les religions, les nations, l'argent, les droits; le tournant majeur est celui de la révolution cognitive. Les humains dominent car ils croient en des récits communs.

Autant Frankopan suit une chronologie classique, accumule des cas historiques précis, s'appuie sur une forte base empirique (climat, événements, archives), autant Harari privilégie les grandes révolutions, cognitive, agricole, scientifique, son raisonnement est plus théorique et ses généralisations nombreuses. 

Ni le déterminisme environnemental ni les généralisations spéculatives ne suffisent à expliquer l’histoire. Le premier réduit la complexité humaine à des contraintes matérielles, tandis que les secondes risquent de négliger les réalités concrètes. Une approche équilibrée consisterait à considérer l’environnement comme un cadre structurant, sans pour autant nier le rôle décisif des choix humains, des institutions et des représentations...


"The Uninhabitable Earth", David Wallace-Wells (2019)

Publié en 2019, "The Uninhabitable Earth" s’inscrit dans un moment clé : celui où le changement climatique passe d’un sujet scientifique à une préoccupation centrale du débat public mondial. 

Le livre a contribué à populariser des scénarios climatiques avancés, rendre le sujet émotionnellement concret et élargir le débat au-delà des cercles scientifiques. Il marque une étape dans le passage du climat, de problème technique à enjeu civilisationnel ...

L’ouvrage dérive d’un article viral publié en 2017, qui avait déjà suscité un choc médiatique. Ce livre n’est pas un rapport scientifique au sens strict, mais un essai de vulgarisation ambitieuse, qui vise à rendre perceptible l’ampleur des transformations en cours.

1. L’apport majeur du livre est de dépasser une vision limitée du climat comme simple hausse des températures.

Wallace-Wells décrit un ensemble d’impacts interdépendants, 

- intensification des vagues de chaleur extrêmes

- élévation du niveau des mers et submersion des zones côtières

- perturbations agricoles et insécurité alimentaire

- multiplication des catastrophes naturelles

- transformation des écosystèmes et perte de biodiversité

L’idée centrale est que le réchauffement agit comme un facteur multiplicateur de crises.

2. L’ouvrage insiste fortement sur les effets en cascade, 

- crises climatiques → tensions économiques → instabilité politique

- catastrophes naturelles → migrations → conflits

- perturbations environnementales → crises sanitaires

Cette approche systémique constitue l’un des aspects les plus importants du livre. Le climat n’est pas un problème isolé, mais un élément structurant du futur des sociétés humaines.

3. Contrairement à une perception répandue d’un changement lent et progressif, Wallace-Wells insiste sur la rapidité potentielle des transformations, la possibilité de points de bascule (tipping points) et l’incertitude sur les trajectoires futures.

Le livre cherche à corriger une erreur cognitive fréquente : croire que l’avenir climatique sera linéaire et prévisible.

4. L’auteur met en évidence plusieurs facteurs expliquant l’inaction, on les connaît, l'inertie politique, la dépendance aux énergies fossiles, les biais psychologiques face aux risques globaux, et la grande difficulté à penser des catastrophes complexes.

Il montre que le problème n’est pas seulement scientifique, mais culturel, économique et politique.

Contrairement aux rapports scientifiques souvent prudents, Wallace-Wells adopte un ton direct,

parfois alarmant, toujours narratif. Cette approche constituait une rupture : le climat est alors présenté non plus comme un problème abstrait, mais comme une expérience humaine à venir.

L’originalité (et la controverse) du livre réside aussi dans l’exploration des scénarios les plus graves et la mise en avant des risques extrêmes. Ce fut le reproche principal, un déséquilibre entre rigueur scientifique et narration alarmiste.

"The Uninhabitable Earth" reste un ouvrage marquant non pas pour ses découvertes scientifiques, mais pour sa capacité à transformer la perception du changement climatique.

Nombre d’ouvrages reprendront sa formule, celle d'un climat raconté comme une histoire du futur, un récit accessible structuré par des données scientifiques (issues notamment du GIEC) et vision globale et systémique : "How to Avoid a Climate Disaster" (plus orienté solutions, Bill Gates, 2021), "The Ministry for the Future" (fiction réaliste inspirée de scénarios climatiques, Vaclav Smil, 2022), "Not the End of the World" (Hannah Ritchie (2024), réponse plus optimiste). Depuis 2019, les travaux du GIEC ont apporté des scénarios plus quantifiés et probabilisés, une meilleure compréhension des points de bascule, une vision plus claire des trajectoires d’émissions. Mais peu d’ouvrages grand public relient aussi bien climat, économie, politique, société ...


"What if we’re wrong? Perversely, decades of climate denial and disinformation have made global warming not merely an ecological crisis but an incredibly high-stakes wager on the legitimacy and validity of science and the scientific method itself. It is a bet that science can win only by losing. And in this test of the climate we have a sample size of just one...

Et si nous nous trompions ?

Par un étrange paradoxe, des décennies de déni climatique et de désinformation ont transformé le réchauffement climatique en bien plus qu’une simple crise écologique : c’est devenu un pari à très haut risque sur la légitimité et la validité de la science et de la méthode scientifique elles-mêmes. C’est un pari que la science ne peut gagner qu’en perdant. Et, dans ce test climatique, nous ne disposons que d’un seul échantillon.

Personne ne souhaite voir venir une catastrophe, mais ceux qui regardent la voient. La science du climat n’est pas arrivée à cette conclusion terrifiante par hasard, ni avec enthousiasme, mais en éliminant systématiquement toutes les autres explications possibles du réchauffement observé — alors même que ce réchauffement correspond à peu près exactement à ce que l’on attendrait à partir de la compréhension rudimentaire de l’effet de serre développée par John Tyndall et Eunice Foote dans les années 1850, à l’époque où l’Amérique atteignait son premier pic industriel. Ce qui reste, c’est un ensemble de prédictions qui peuvent sembler falsifiables — concernant les températures globales, l’élévation du niveau de la mer, ou encore la fréquence des ouragans et des incendies. Mais, en réalité, la question de savoir à quel point la situation va empirer n’est pas un test de la science : c’est un pari sur l’activité humaine. Jusqu’où irons-nous pour freiner la catastrophe, et à quelle vitesse ?

Ce sont les seules questions qui comptent. Certes, il existe des boucles de rétroaction que nous ne comprenons pas encore, ainsi que des processus dynamiques de réchauffement que les scientifiques n’ont pas encore entièrement identifiés. Mais dans la mesure où nous vivons aujourd’hui sous des nuages d’incertitude concernant le changement climatique, ces nuages ne traduisent pas une ignorance du monde naturel, mais une cécité face au monde humain — et ils peuvent être dissipés par l’action humaine. Voilà ce que signifie vivre au-delà de la « fin de la nature » : ce sont les actions humaines qui détermineront le climat futur, et non des systèmes hors de notre contrôle. C’est aussi pourquoi, malgré la clarté des sciences prédictives, tous les scénarios climatiques esquissés dans ce livre sont accompagnés de tant de précautions — de « peut-être », de « probablement », de « concevablement ». Le tableau de souffrance qui en émerge est, je l’espère, terrifiant. Mais il est aussi entièrement facultatif. Si nous laissons le réchauffement se poursuivre et nous punir avec toute la violence que nous avons alimentée, ce sera parce que nous aurons choisi ce châtiment — en avançant collectivement sur une voie suicidaire. Si nous l’évitons, ce sera parce que nous aurons choisi un autre chemin, et accepté d’en assumer le coût.

Telles sont les leçons dérangeantes et contradictoires du réchauffement climatique, qui appellent à la fois à l’humilité et à la grandeur humaines, toutes deux issues de la même perception du danger. Le système climatique qui a permis l’émergence de l’espèce humaine et de tout ce que nous appelons civilisation est si fragile qu’une seule génération d’activité humaine l’a poussé au bord de l’instabilité totale. Mais cette instabilité est aussi la mesure du pouvoir humain qui l’a produite, presque par accident, et qui doit désormais en réparer les dégâts, dans un laps de temps tout aussi court. Si les humains sont responsables du problème, ils doivent être capables de le résoudre. Nous avons un nom pour ceux qui tiennent le destin du monde entre leurs mains : des dieux. Mais, pour l’instant, la plupart d’entre nous semblent davantage enclins à fuir cette responsabilité qu’à l’assumer — ou même à reconnaître qu’elle est là, devant nous, aussi évidente qu’un volant.

À la place, nous confions cette tâche aux générations futures, à des rêves de technologies miracles, ou à des responsables politiques éloignés engagés dans une lutte lente contre les intérêts économiques. C’est pourquoi ce livre est si souvent traversé par un « nous », aussi autoritaire que cela puisse paraître. Le changement climatique est global, il concerne tout le monde, et nous devons tous partager la responsabilité afin de ne pas partager également la souffrance — du moins pas dans une mesure aussi écrasante.

Nous ne connaissons pas la forme exacte que prendra cette souffrance. Nous ne pouvons pas prédire avec certitude combien d’hectares de forêt brûleront chaque année au cours du siècle prochain, libérant dans l’atmosphère des siècles de carbone accumulé ; ni combien d’ouragans ravageront les îles des Caraïbes ; ni où les mégasécheresses provoqueront les premières famines de masse ; ni quelle sera la première grande pandémie liée au réchauffement. Mais nous en savons assez pour voir, dès aujourd’hui, que le monde vers lequel nous avançons sera si différent du nôtre qu’il pourrait tout aussi bien être une autre planète...." (The uninhabitable earth : life after warming / David Wallace-Wells, 2019)


"Doughnut Economics: Seven Ways to Think Like a 21st-Century Economist", written by Kate Raworth (2017)

"Who wants to be an economist?". L'économie n’a pas su prédire, et encore moins prévenir, les crises financières qui ont ébranlé les fondations de nos sociétés. Ses théories dépassées ont permis un monde dans lequel l’extrême pauvreté persiste alors que la richesse des super-riches augmente d’année en année. Et ses angles morts ont conduit à des politiques qui dégradent le monde vivant à une échelle qui menace tous nos avenirs. Peut-on y remédier? Dans "Doughnut Economics", l’universitaire d’Oxford, Kate Raworth, identifie sept façons critiques par lesquelles l’économie dominante nous a égarés et établit une feuille de route pour amener l’humanité dans un endroit idéal qui répond aux besoins de tous dans les moyens de la planète (seven ways of thinking like a twenty-first-century economist) ...

- "First, change the goal". For over 70 years economics has been fixated on GDP, or national output, as its primary measure of progress...

- "Second, see the big picture". Mainstream economics depicts the whole economy with just one, extremely limited image, the Circular Flow diagram. Its limitations have, furthermore, been used to reinforce a neoliberal narrative about the efficiency of the market, the incompetence of the state, the domesticity of the household, and the tragedy of the commons ...

- "Third, nurture human nature". At the heart of twentiethcentury economics stands the portrait of rational economic man: he has told us that we are self-interested, isolated, calculating, fixed in taste, and dominant over nature – and his portrait has shaped who we have become. But human nature is far richer than this, as early sketches of our new self-portrait reveal: we are social, interdependent, approximating, fluid in values, and dependent upon the living world ..

- "Fourth, get savvy with systems". The iconic criss-cross of the market’s supply and demand curves is the first diagram that every economics student encounters, but it is rooted in misplaced nineteenth-century metaphors of mechanical equilibrium ..

- "Fifth, design to distribute". In the twentieth century, one simple curve – the Kuznets Curve – whispered a powerful message on inequality ...

- "Sixth, create to regenerate". Economic theory has long portrayed a ‘clean’ environment as a luxury good, affordable only for the well-off 

- "Seventh, be agnostic about growth". One diagram in economic theory is so dangerous that it is never actually drawn: the long-term path of GDP growth ...

 En cours de route, elle déconstruit donc le caractère d’« homme économique rationnel » , explique ce qui nous motive vraiment, et révèle comment une obsession de l’équilibre a laissé les économistes impuissants face à l’essor et au ralentissement de l’économie mondiale. Elle souligne les dangers d’ignorer le rôle de l’énergie et des ressources naturelles – et les implications profondes pour la croissance économique lorsque nous en tenons compte, créant un nouveau modèle économique de pointe adapté au XXIe siècle qu'il faudrait prendre au sérieux ..

 

"Big World, Small Planet: Abundance within Planetary Boundaries", written by Johan Rockstrom (2014)

Grand Monde et Petite Planète, de Johan Rockstrom, directeur du Stockholm Resilience Center, et Mattias Klum, dont les superbes photographies des perturbations de l’écosystème exposent une nouvelle vision de notre monde en crise : comment serait-il possible de créer un avenir positif pour l’humanité et la Terre? Nous sommes entrés dans l’Anthropocène, l’ère des impacts humains massifs sur la planète, et les actions de plus de huit milliards d’habitants menacent de déstabiliser les systèmes naturels de la Terre, avec des conséquences en cascade pour les sociétés humaines. Johan Rockstrom et Mattias Klum rejettent l’idée que la croissance économique et la prospérité humaine ne peuvent être atteintes qu’au détriment de l’environnement.

Les deux auteurs soutiennent que nous avons des occasions sans précédent de naviguer dans un « bon anthropocène ». En adoptant un profond changement d’esprit, l’humanité peut se reconnecter à la Terre, découvrir des valeurs universelles et assumer le rôle essentiel de gardien planétaire.  Dix messages structurent toute approche : "open your eyes", "the crisis is global and urgent", "everything is hyper-connected", "expect the unexpected", "respecting planetary boundaries", "the global mind-shift", "preserving the remaining beauty on earth", "we can turn things around", "unleashing innovation", "first things first". "Soyons réalistes. Inspirer un changement d’esprit vers la durabilité pourrait prendre une génération, et nous aurions dû commencer il y a longtemps. Si nous attendons encore 30 ans, il sera trop tard. Nous préconisons donc une approche à deux volets : 1) s’attaquer aux problèmes les plus urgents à l’heure actuelle, comme le changement climatique, la surcharge en azote et en phosphore et la perte de biodiversité, mais aussi 2) faire tout notre possible pour renouer avec la nature à long terme. La Terre ne mérite rien de moins. Notre monde ne dépend de rien de moins...."

Parmi nombre de notions évoqués dans cet ouvrage, fondamental, retenons celle des "limites planétaires" de notre monde et de la nécessaire définition d'un "espace d’exploitation sécuritaire pour l’humanité " ...

"We didn’t need planetary boundaries in the 1980s, when we still lived in a small world on a big planet - Nous n’avions pas besoin de frontières planétaires dans les années 1980, lorsque nous vivions encore dans un petit monde sur une grande planète. Nous pensions pouvoir exploiter les minéraux, les espèces vivantes, l’eau douce, la terre, le pétrole, le charbon et le gaz naturel, sans jamais demander — pas sérieusement, du moins — si une croissance infinie était possible sur une planète finie. Maintenant, tout cela a changé. Aujourd’hui, nous avons besoin d’un nouveau cadre de développement qui respecte le véritable fonctionnement des processus climatiques, géophysiques, atmosphériques et écologiques de la Terre, un paradigme de développement dans lequel la prospérité humaine et la croissance économique se produisent dans l’espace opérationnel sûr d’une planète stable et résiliente.

The starting point for this quest—to define a safe operating space for humanity on a stable planet—is to identify which of Earth’s processes are most important to maintaining the stability of the planet as we know it. - Le point de départ de cette quête - pour définir un espace d’exploitation sécuritaire pour l’humanité sur une planète stable - est de déterminer quels processus terrestres sont les plus importants pour maintenir la stabilité de la planète telle que nous la connaissons ..."


La Terre est une planète, formée comme les autres planètes du système solaire, mais qui, en raison de la façon dont le système terrestre fonctionne, diffère des autres planètes en ayant une tectonique des plaques, une atmosphère riche en oxygène et un océan d’eau liquide, et une vie abondante. C'est une entité dynamique, l’intérieur, la surface solide, les océans, l’atmosphère et la vie de notre planète interagissent les uns avec les autres de nombreuses façons pour produire la terre, les océans et l’air dans lesquels nous et d’autres organismes pouvons vivre. Au sein du système terrestre, certains matériaux circulent entre différents types de roches, ou entre les roches, la mer, l’air et la vie. Les données géologiques indiquent que la Terre s’est formée il y a 4,56 milliards d’années, un temps considérable qui ont permis aux processus géologiques de génèrer, détruire ou modifier les paysages, et des formes de vie évoluer. La Terre a une histoire, et elle s’étend loin dans le passé, bien avant l’apparition des ancêtres humains. Toute la vie sur cette planète dépend de ses caractéristiques physiques telles que les minéraux du sol, la température, l’humidité et la composition de l’atmosphère, ainsi que l’écoulement des eaux de surface et souterraines. Et la vie à son tour affecte et en modifie les caractéristiques physiques : l’oxygène dans l’atmosphère terrestre provient de la photosynthèse, une activité vitale des plantes. Cet oxygène permet aux animaux complexes de survivre et affecte les réactions chimiques entre l’air, l’eau et la roche. Le système terrestre se partage ainsi entre réservoirs non vivants ( l’atmosphère, la croûte terrstre et l’océan) et réservoirs vivants (les plantes, les animaux et les microbes), que traversent des cycles biogéochimiques (eau, carbone, oxygène, soufre, ammoniac, phosphore et azote), et parmi ceux-ci deux fondamentaux, le cycle hydrologique, qui traverse à la fois des entités non vivantes et vivantes, les océans, l’atmosphère, les eaux de surface, les eaux souterraines, les glaciers, le sol et les organismes vivants - le changement global du cycle hydrologique se produit lorsqu’un changement climatique modifie le rapport entre la quantité d’eau détenue dans les océans et la quantité détenue dans les glaciers continentaux -, et le cycle du carbone : la majeure partie du carbone dans le domaine proche de la surface de la Terre a d’abord jailli du manteau sous forme de gaz CO2 émis par les volcans, dès que ce carbone pénètre dans l’atmosphère, il se déplace à travers divers réservoirs du système terrestre, certains se dissolvent dans l’eau de mer pour former des ions bicarbonate, qui peuvent ensuite être incorporés dans les coquilles d’organismes qui se déposent sur le fond marin, certains réagissent avec la roche pendant l’altération chimique et sont incorporés dans les minéraux et d'autres sont absorbés par les organismes photosynthétiques (microbes et plantes), qui les convertissent en sucre et autres produits chimiques organiques — ce carbone pénètre dans la chaîne alimentaire et constitue finalement la chair des animaux. Environ 63 milliards de tonnes de carbone se déplacent de l’atmosphère vers des formes de vie chaque année.  

Enfin, le Soleil baigne constamment la Terre en lumière visible et ultraviolette, une partie de cette énergie se reflète dans l’atmosphère, dans les nuages ou à la surface de la Terre, de sorte que notre planète brille vue de l’espace. La surface de la Terre absorbe le reste de la lumière visible entrante et la libère sous forme de rayonnement infrarouge, qui rayonne vers le haut et fournit de l’énergie thermique pour réchauffer la base de l’atmosphère. Si la Terre n’avait pas d’atmosphère, toute cette énergie thermique s’échapperait dans l’espace. Mais notre planète a une atmosphère, et certains gaz dans l’atmosphère (H2O, CO2, CH4, N2O et O3) absorbent le rayonnement infrarouge, le redistribuent par rayonnement et va réchauffer la basse atmosphère. Ces gaz vont emprisonner l’énergie thermique , maintenir la basse atmosphère à température élevée, et l'’ensemble du processus de piégeage est désormais bien connu sous le nom d’effet de serre, et les gaz qui le causent sont des gaz à effet de serre ..


Our World at the dawn of a new Age - "Planet Earth" written by Jonny Marx, Sarnia Gundkalli - "Planet Earth II", written by Stephen Moss - "Planet Earth III (Planet Earth, 3)", written by Michael Gunton (2024) - "Life on Earth" written by David Attenborough (1979) - ...

Notre planète existe depuis 4,54 milliards d'années. Ses océans depuis environ 3,8 milliards d'années. Et les premières formes de vie sont apparues il y a environ 3,77 milliards d'années. Il y aurait plus de 8 millions d'espèces sur Terre, et nous sommes toujours la seule planète où il y a de la vie (à notre connaissance !). De ses continents colossaux à ses vastes océans, de ses couches rocheuses à son atmosphère, qu'est-ce qui rend la Terre unique ? Comment en est-elle arrivée là ? Et qu'adviendra-t-il de notre planète à l'avenir ?

Dans "Planet Earth II", Stephen Moss, 10 ans après la première Planète Terre, utilise les avancées les plus incroyables de la technologie et de la découverte scientifique pour nous offrir l’image la plus immersive de la vie sauvage de notre monde. Avec plus de 250 photos  des images spectaculaires de la BBC Natural History Unit, c’est un nouveau regard extraordinaire sur la vie complexe de certains des endroits les plus étonnants de la planète Terre. Chaque chapitre révèle un environnement – parfois inédit, parfois étonnamment familier – défini par un ensemble unique de règles nécessaires à la survie. Du désert le plus désolé aux profondeurs de la jungle, de la chaleur torride et du froid glacial à l’obscurité perpétuelle et aux UV mortels, découvrez comment une foule de créatures se sont adaptées à la vie dans les conditions les plus extrêmes. - "Planet Earth III" nous emmène plus près que jamais des animaux et des paysages les plus fascinants du monde – et de l’impact irrévocable de l’humanité sur eux. Il y a plus de 100 milliards de planètes dans notre galaxie. Un seul est le foyer de la vie. Parcourant sept habitats de notre planète, des profondeurs de l’océan, au désert brûlant et dans la jungle la plus sombre, le dernier livre de la série introduit un élément humain dans chaque paysage, soulignant comment, à l’ère de l’Anthropocène, comment la planète, de nos jours, aujourd’hui a évolué à jamais pour une faune désormais confrontée à de nouveaux défis ...

Dans "Life on Earth", David Attenborough a entrepris rien de moins qu'une histoire de la nature, depuis l'émergence de minuscules organismes unicellulaires dans la boue primitive, il y a plus de 3 000 millions d'années, jusqu'à l'homme singulier, aussi bien adapté à la vie dans la forêt tropicale de Nouvelle-Guinée que dans les canyons de verre d'une métropole moderne. L'approche dynamique d'Attenborough concernant l'évolution des quelque quatre millions d'espèces d'organismes vivants qui peuplent la planète consiste à retracer le fil conducteur le plus important de l'histoire de chaque grand groupe. Il explique ensuite, à partir de représentants vivants et de restes fossiles, pourquoi certains animaux se sont adaptés et ont survécu, ont évolué vers des formes de vie plus complexes et "supérieures", tandis que d'autres, en raison d'une limitation inhérente imposée par leur physiologie ou leur structure, ont échoué et se sont éteints ..

 


"Earth: Portrait of a Planet, 7th Edition", written by Stephen Marshak, une somme (3200p) par un géologue bien connu que décrit l'histoire et la réalité des aspects physiques du système terrestre et comment ceux-ci interagissent avec les processus de la vie. - "Exploring Physical Geography", written by Stephen J. Reynolds (2014), auteur du très réussi "Exploring Geology", apporte ici une approche visuellement spectaculaire de l’exploration de la géographie physique avec plus de 2500 photographies et illustrations - "The Changing Earth: Exploring Geology and Evolution" written by Reed (1994), une cinquième édition basée sur "Physical Geology : exploring the Earth" et "Historical geology : evolution of Earth and life through time", tous deux écrits par James S. Monroe et Reed Wicander.   


"Human Nature: Planet Earth In Our Time, Twelve Photographers Address the Future of the Environment",  written by Geoff Blackwell

En 2019, les Nations Unies ont déclaré que le monde naturel déclinait à un rythme sans précédent. À l’époque, environ les trois quarts de la masse terrestre, les deux tiers de ses océans et quatre-vingt-cinq pour cent des zones humides cruciales avaient déjà été extrêmement altérés ou perdus. Les eaux étaient asphyxiées par la pollution de 300 à 400 millions de tonnes de métaux lourds, de boues toxiques et de solvants déversés chaque année. Plus d’espèces végétales et animales étaient menacées d’extinction qu’à toute autre période de l’histoire de l’humanité. Un changement, non seulement pour protéger et restaurer la planète, mais aussi pour assurer l’avenir de la vie humaine est nécessaire ..

Dans "Human Nature", 12 des photographes de nature et de conservation les plus influents d’aujourd’hui abordent les plus grandes préoccupations environnementales de notre époque :  Joel Sartore, Paul Nicklen, Ami Vitale, Brent Stirton, Frans Lanting, Brian Skerry,Tim Laman, Cristina Mittermeier, J Henry Fair, Richard John Seymour, George Steinmetz, Steve Winter Parallèlement à leurs réflexions, Ils ont sélectionnés quelques instantanés de leur carrière de photographes. Ainsi, par exemple, Richard John Seymour, photographe et cinéaste qui explore les effets souvent cachés de la mondialisation et des changements apportés par l’homme à l’environnement nous affectent, évoque Yiwu Market, le plus gros marché de petites marchandises au monde, à trois heures de Shanghai (Chine), plus de 70000 magasins fabriquant et exposant jouets, équipements de nettoyage ménagers, foulards, ballons, accessoires de voiture plantes artificielles, et la majorité des décorations de Noël de la planète ..

Des histoires et des images extraordinaires du monde entier qui ressemblent à  un puissant appel à la sensibilisation et à l’action. - Les Nations Unies ont déclaré que la nature est plus en difficulté aujourd’hui qu’à tout autre moment de l’histoire de l’humanité; l’extinction menace plus d’un million d’espèces de plantes et d’animaux; la nature humaine est confrontée à des questions difficiles, qu’avons-nous à perdre ? Une source d’inspiration pour les environnementalistes, les activistes, les amateurs de photographie et toute personne préoccupée par l’avenir de notre monde  ...  


"The Wondrous Workings of Planet Earth: Understanding Our World and Its Ecosystems", written by Rachel Ignotofsky 

Un voyage illustré dans les écosystèmes du monde qui raconte les plantes et les animaux qui y vivent et explique comment eux - et la planète Terre - fonctionnent, de l’auteur à succès du New York Times de "Women in Science", l’importance de la biodiversité, le cycle du carbone, les cycles météorologiques et plus encore ..

Un ouvrage illustré de vulgarisation, destiné aux jeunes lecteurs (à partir de 8–10 ans), mais aussi aux adultes curieux, et qui a le mérite, non négligeable, d'expliquer “comment fonctionne la planète” de manière visuelle et intuitive. Il sait rendre visible la complexité (les écosystèmes (forêts, océans, déserts…), les cycles naturels (carbone, eau, nutriments), les interactions entre espèces). Ce livre est très important pour former les premières représentations du monde écologique, comprendre ce qu’est un écosystème, saisir l’idée d’équilibre naturel et intégrer la notion de biodiversité ...

Un ouvrage non traduit en français ... 


"Oxygen: A Four Billion Year History (Science Essentials)",  written by Donald E. Canfield (2013)

L'air que nous respirons contient 21% d’oxygène, et le nôtre est le seul monde que nous connaissons (au moins jusqu’à présent) avec de telles quantités élevées. C’est bon pour nous parce que nous sommes de grands animaux et nous avons besoin de beaucoup d’oxygène pour vivre. Compte tenu de l’importance de l’oxygène de la Terre, nous pourrions envisager une série de questions. Par exemple, d’où vient tout cet oxygène? Pourquoi les niveaux sont-ils si élevés? Qu’est-ce qui contrôle les concentrations atmosphériques de ce gaz important? Nous pourrions nous demander si l’oxygène a connu des concentrations toujours aussi élevées et, sinon, comment elles ont changé au fil du temps, et si oui, pourquoi. Enfin, compte tenu de l’importance de l’oxygène pour la biosphère actuelle, y a-t-il des indications que son taux d’oxygène atmosphérique pourrait être couplé de quelque manière que ce soit à l’histoire de l’évolution biologique sur Terre? 

Ce livre traite de l’histoire de l’oxygène atmosphérique sur Terre, et l’une des conclusions inévitables qui est avancée, est que le contrôle de l’oxygène est un phénomène mondial et que l’oxygène persiste à des niveaux élevés en raison d’une interaction fascinante entre les processus biologiques et géologiques. La nature de cette interaction a changé au fil du temps, résultant en une riche histoire d’évolution de l’oxygène; cette histoire, ainsi que nous la comprenons, sera révélée dans les pages à suivre. Et cette histoire parle aussi des personnes impliquées dans la découverte de l’histoire ... 


"The Story of Earth: The First 4.5 Billion Years, from Stardust to Living Planet", written by Robert M. Hazen (2012)

La Terre évolue. Du premier atome à la molécule, du minéral au magma, de la croûte de granit à la cellule unique au paysage vivant verdoyant, notre planète est en constante évolution. Dans cette nouvelle approche radicale de la biographie de la planète Terre, Robert M. Hazen, chercheur principal à la Carnegie Institution et auteur à succès, révèle comment l’évolution de la géosphère et de la biosphère – des roches et de la matière vivante – a fait de notre planète la seule de son genre dans le système solaire, sinon dans tout le cosmos. Avec l’imagination d’un astrobiologiste, la perspective d’un historien et la passion d’un naturaliste pour le sol sous nos pieds, Hazen explique comment les changements au niveau atomique se traduisent par des changements spectaculaires dans la composition de la Terre au cours de son existence de 4,567 milliards d’années. Il fait appel à une foule de découvertes récentes pour dépeindre les nombreuses itérations de notre planète avec des détails saisissants – depuis son enfance à rotation rapide lorsque le Soleil se levait toutes les cinq heures et que la Lune remplissait 250 fois plus de ciel qu’aujourd’hui, jusqu’à sa jeunesse baignée par la mer avant l’apparition des premiers continents ; du Grand Événement d’Oxydation qui a rendu la terre rouge, au volcanisme qui a altéré le globe et qui a pu être le vrai tueur des dinosaures. Grâce à la théorie de la « co-évolution » de Hazen, nous apprenons comment les réactions entre les molécules organiques et les cristaux de roche peuvent avoir généré les premiers organismes de la Terre, qui sont à leur tour responsables de plus de deux. .les tiers des variétés minérales de la planète – des milliers de types de cristaux différents qui ne pourraient pas exister dans un monde non vivant.  L’histoire de la Terre est aussi l’histoire des hommes et des femmes pionniers derrière les sciences. Les lecteurs rencontreront des marchands de météorites du marché noir du désert du Sahara, les fédéraux armés qui gardaient la poussière lunaire des missions Apollo et l’officier de la Marine de la Seconde Guerre mondiale dont la « bombe » super pressurisée – recyclée à partir de matériel militaire – a simulé pour la première fois la roche en fusion du manteau terrestre. En tant que mentor d’une nouvelle génération de scientifiques, Hazen présente les jeunes explorateurs intrépides dont les expéditions des paysages les plus rudes de la Terre révolutionneront la géologie ...

 

"In the tradition of Eratosthenes and the thousands of curious minds thathave followed him, my purpose in this book is to convey Earth’s long history of change. As immediate and familiar as Earth might seem to be, its vibrant story embraces a succession of transformational events almost beyond imagining. To truly know your planetary home and comprehend the aeons that shaped it, you must first wrap your mind around seven core truths.

1. Earth is made of recycled and recycling atoms.

2. Earth is immensely old when compared with human time frames.

3. Earth is three-dimensional, and most of the action is hidden from view.

4. Rocks are the record keepers of Earth history.

5. Earth systems—rocks, oceans, atmosphere, and life—are complexly interconnected.

6. Earth history encompasses long periods of stasis punctuated by sometimes sudden, irreversible events.

7. Life has changed and continues to change Earth’s surface.

These concepts of Earth’s existence frame the intricately layered stories of atoms, minerals, rocks, and life in their vast epics of space and time; they will reappear in the following pages, in every phase of the universe’s fiery origin and Earth’s protracted evolution. The coevolution of Earth and life, the new paradigm that lies at the heart of this book, is part of an irreversible sequence of evolutionary stages reaching back to the Big Bang. Each stage introduced new planetary processes and phenomena that would ultimately resculpt our planet’s surface again and again, inexorably paving the way for the wondrous world we inhabit today. This is the story of Earth. 


"Lucky Planet: Why Earth is Exceptional - and What That Means for Life in the Universe",  written by David Waltham (2014)

L'humanité a longtemps fantasmé sur la vie ailleurs dans l'univers. Et à mesure que nous découvrons d'innombrables exoplanètes en orbite autour d'autres étoiles - parmi lesquelles des super-Terres rocheuses et des Jupiters chauds gazeux -, nous avons de plus en plus d'espoir de découvrir une vie extraterrestre. Pourtant, alors que nous prenons conscience du grand nombre de planètes situées en dehors de notre système solaire, il est également devenu évident que la Terre est exceptionnelle. La question est de savoir pourquoi. Dans "Lucky Planet", l'astrobiologiste David Waltham affirme que la stabilité climatique de la Terre est l'un des principaux facteurs qui lui permettent d'accueillir la vie, et que ce n'est rien de moins que de la chance qui a rendu ces conditions possibles. Les quatre milliards d'années de beau temps qu'a connues notre planète sont statistiquement si peu probables, montre-t-il, qu'il y a peu de chances que nous rencontrions un jour des extraterrestres intelligents. En décrivant les trois facteurs qui contrôlent généralement la température moyenne d'une planète - la chaleur reçue de son étoile, la quantité de chaleur absorbée par la planète et la concentration de gaz à effet de serre dans l'atmosphère -, Waltham brosse un tableau complexe de la spécificité du climat de la Terre. Il élucide le mystère de la raison pour laquelle, bien que ces facteurs aient connu des variations considérables au cours de l'histoire de la vie sur Terre, les températures de surface n'ont jamais fluctué au point de rendre les conditions hostiles à la vie. Citant des facteurs tels que la taille de notre Lune et l'effet d'un soleil qui ne cesse de se réchauffer, Waltham remet en question le consensus scientifique dominant selon lequel d'autres planètes semblables à la Terre possèdent des mécanismes de stabilisation naturels qui permettent à la vie de s'épanouir ... 


"How to Build a Habitable Planet: The Story of Earth from the Big Bang to Humankind", written by Wallace S. Broecker (1995)

Ce livre est une version révisée et étendue de la première édition populaire de "Comment construire une planète habitable" par W. S. Broecker, publié par Eldigo Press en 1984. De nombreuses découvertes ont vu le jour au cours des vingt-huit dernières années. Depuis 1984, l’énergie noire et la matière noire n’ont pas encore été découvertes, les crêtes océaniques ont été à peine cartographiées, les carottes de glace de l’Antarctique n’avaient pas été forées, l’hypothèse de la « boule de neige » n’avait pas été entièrement formulée, le réchauffement climatique n’était pas encore un sujet urgent et aucune planète extrasolaire n’avait été découverte. La première édition n’avait pas non plus de discussion sur la vie ou l’histoire de la Terre, la montée de l’oxygène, et peu de discussion sur le volcanisme et le rôle de la Terre solide dans l’habitabilité. Cette édition comprend les nouvelles découvertes et les sujets sous-représentés de l’édition originale, tout en s’efforçant de maintenir le style conversationnel du livre original, et en essayant d’être clair sur ce qui est connu et ce qui est inconnu. Nous mettons également l’accent sur une approche « systémique » de l’histoire et de la compréhension de notre planète, et soulignons les liens de toutes les parties du système terrestre, ainsi que la relation de ces parties avec le système solaire et l’univers. S’il y a un thème que nous espérons voir dans le livre, c’est celui d’un univers connecté dans lequel les êtres humains sont une excroissance et une partie intégrante. 


"Green Planet: How Plants Keep the Earth Alive", written by Stanley A. Rice (2009)

Les plantes ne sont pas seulement une belle partie du paysage : elles maintiennent la planète entière, avec tous ses habitants humains et non humains, en vie. Stanley Rice documente les nombreuses façons dont les plantes le font en fabriquant de l’oxygène, en régulant l’effet de serre, en contrôlant les inondations et en produisant toute la nourriture dans le monde. Les plantes créent également des habitats naturels pour tous les organismes du monde. Avec des illustrations et des écrits clairs pour les non-spécialistes, Green Planet aide les lecteurs à réaliser que si nous voulons sauver la Terre d’une catastrophe environnementale, nous devons protéger les plantes sauvages. Commençant par un aperçu de la façon dont la civilisation humaine a modifié la face de la Terre, en particulier par la destruction des forêts, le livre détaille les conséquences étonnantes de ces actions. Des campagnes mondiales pour résoudre les problèmes environnementaux avec les plantes, comme le développement des toits verts et le Green Belt Movement – une organisation de femmes au Kenya qui donne aux communautés du monde entier les moyens de protéger l’environnement – montrent aux lecteurs que les efforts pour sauver les plantes sauvages peuvent être fructueux et bénéfiques pour le bien-être économique des nations ... 


"Light on the Landscape: Photographs and Lessons from a Life in Photography", written by William Neill 

William Neill, un résident de la région du parc national de Yosemite depuis 1977, est un photographe de paysage soucieux de transmettre la beauté profonde et spirituelle qu’il voit et ressent dans la nature. La photographie primée de Neill a été largement publiée dans des livres, des magazines, des calendriers et des affiches, et ses tirages en édition limitée ont été collectés et exposés dans des musées et des galeries à l’échelle nationale, y compris le Museum of Fine Art Boston, le Santa Barbara Museum of Art, La collection Vernon ...

"My evolution as a photographer is directly tied to my belief in the great value and need for the wildness and beauty of nature. This belief emerged from personal experience—the death of my brother when I was eighteen in the summer of 1972. That summer I happened to be working in Glacier National Park. My immersion in that landscape during a time of great personal distress opened my eyes to the restorative powers of nature, and led me to a life in photography.

At a deep level, the beauty of my surroundings seeped into my subconscious—the lush colors of a meadow dense with wildflowers, the energy of a lightning storm, the clarity of a mountain lake. In an effort to capture and convey these life-affirming discoveries, I began to photograph as I backpacked throughout Glacier. Within a few years, all I wanted to do was make photographs! ..."

 


"World Atlas of Biodiversity: Earth’s Living Resources in the 21st Century", written by Brian Groombridge (2002)

L’Atlas mondial de la biodiversité est une édition mise à jour de "Global Biodiversity: Status of the Earth’s Living Resources", initialement publié en 1992 et réédité en 2000 sous le titre "Global Biodiversity: Earth’s living resources in the 21st Century". Cette édition 2002, entièrement remaniée et mise à jour, comprend de nouvelles données et graphiques, des photos supplémentaires et du matériel supplémentaire sur les questions alimentaires et la biodiversité, ainsi qu’un chapitre entièrement nouveau sur les aires protégées et d’autres questions de conservation. L’Atlas mondial décrit certaines des grandes relations écologiques entre les humains et le reste du monde et établit une synthèse de la "santé" de la planète. Commençant par un aperçu de certains aspects fondamentaux des cycles matériels et des flux d’énergie dans la biosphère, le livre discute ensuite de l’expansion de cette diversité à travers le temps géologique et le modèle de sa distribution sur la surface de la Terre, et les tendances de l’état des principaux types d’écosystèmes et des espèces qui les composent... 


"Hidden Universe: Adventures in Biodiversity", written by Alexandre Antonelli (2022)

We don’t know what we’ve got until it’s gone… Ce court récit du Directeur du Royal Botanic Gardens (Kew, United Kingdom) nous emmène au long d'une visite inoubliable du monde naturel, montrant comment la biodiversité nous fournit à la fois source et salut de notre existence. Combinant des histoires et dernières recherches scientifiques, Alex Antonelli nous révèle ce qu'est concrètement  la biodiversité, comment elle fonctionne et pourquoi elle est l’outil le plus important dans notre lutte contre les changements climatiques. 


"Introducing Meteorology: A Guide to the Weather" (Introducing Earth and Environmental Sciences)", written by Jon Shonk 

Dans de nombreuses régions du monde, le temps est un sujet de conversation quotidien, dans d’autres, il change à peine d’une semaine à l’autre. Cependant, la vie humaine est régie par le temps qui affecte une grande partie de notre activité, de l’agriculture à la pêche et du shopping à la fabrication de vacances. "Présentation de la météorologie" a été écrit pour fournir un aperçu succinct de la science de la météo pour les étudiants et pour les amateurs intéressés qui veulent un guide thématique de cette science complexe. Les premiers chapitres décrivent le développement de la science, de l’atmosphère et des forces qui régissent la météo. L’auteur discute ensuite des influences météorologiques à l’échelle mondiale et locale avant de décrire la science des prévisions météorologiques. Abondamment illustré, ce livre est destiné à ceux dont l’intérêt pour la météorologie a été stimulé, peut-être par la couverture médiatique d’événements météorologiques dramatiques, et qui veulent en savoir plus ... 


"The Hidden World: How Insects Sustain Life on Earth Today and Will Shape Our Lives Tomorrow", written by George McGavin (2023)

Les insectes ont conquis la Terre bien avant nous et resteront ici longtemps après notre départ. Ils nous dépassent en nombre par milliards et sont essentiels à de nombreux processus naturels qui nous maintiennent en vie et que nous tenons pour acquis. Pourtant, malgré cela, très peu d’entre nous connaissent bien le monde caché des insectes. Dans ce nouveau livre fascinant, George McGavin explore les effets invisibles de cette vaste population sur notre planète, leurs singularités et évolutions, notre relation avec eux et comment ils ont pu eux aussi changé le cours de notre histoire et peut-être de notre survie ...

"De mon vivant, nous avons fait d’énormes progrès scientifiques et technologiques. La population humaine est passée d’environ 2,5 milliards lorsque je suis né dans les années 1950 à près de 8 milliards aujourd’hui. Les changements qui ont eu lieu sur Terre pendant cette période ont été plus importants qu’à tout autre moment de notre histoire. Je crains maintenant que nous ayons perdu de vue ce qui compte vraiment, c’est-à-dire que je m’inquiète des insectes, parce que les insectes comptent vraiment. C’est le groupe d’animaux le plus diversifié et le plus abondant qui ait jamais existé. Ils ont créé le monde. Ils entretiennent le monde. Mais ils disparaissent trop rapidement du monde. Dans ce livre, je veux tout vous raconter...."

Cf. "Empire of Ants: The Hidden World and Extraordinary Lives of Earth’s Tiny Conquerors", written by Susanne Foitzik (2019) - "Alien Worlds: How insects conquered the Earth, and why their fate will determine our future"n written by Steve Nicholls (2023). 


"A Brief History of the Earth’s Climate: Everyone’s Guide to the Science of Climate Change", written by Steven Earle, (2021)

Ce qui est naturel, ce qui est causé par les humains, et pourquoi le changement climatique est une catastrophe pour tous. "A Brief History of the Earth’s Climate" est un guide accessible sur l’évolution naturelle du climat de la Terre sur 4,6 milliards d’années, et comment et pourquoi l’homme...le réchauffement de la planète et le changement climatique est différent et beaucoup plus dangereux. Des chapitres richement illustrés couvrent les principaux processus historiques du changement climatique, y compris l’évolution du soleil, les mouvements des plaques et les collisions continentales, les éruptions volcaniques, les changements aux grands courants océaniques, les variations orbitales de la Terre, les variations des taches solaires et le cycle des courants océaniques. Ainsi que les récents changements climatiques d’origine humaine et un aperçu des répercussions de la pandémie de COVID sur le changement climatique ....

L’EFFET DE SERRE (THE GREENHOUSE EFFECT), dont le dioxyde de carbone est le principal responsable, est l’un des principaux moteurs du changement climatique, tant aujourd’hui que dans le passé géologique lointain, mais il y a d’autres facteurs importants, y compris les changements dans la quantité d’énergie solaire reçue à différents endroits sur Terre, les changements dans la réflectivité (albédo) de la surface de la Terre et des changements dans la quantité de particules dans l’atmosphère. Ces mécanismes moteurs sont connus sous le nom de forçages climatiques, ce qui signifie qu’ils forcent ou poussent le climat à un état plus frais ou plus chaud. D’autre part, les véritables chevaux de bataille du changement climatique sont des rétroactions positives, qui sont des processus naturels qui amplifient les forçages climatiques.... 


"How to Be a Conscious Eater: Making Food Choices That Are Good for You, Others, and the Planet", written by Sophie Egan (2020)

Un guide pratique pour faire des choix alimentaires qui sont bons pour vous, les autres et la planète. Le bio en vaut-il vraiment la peine ? En utilisant trois critères — Est-ce bon pour moi? Est-ce bon pour les autres? Est-ce bon pour la planète? Sophie Egan nous aide à naviguer dans le monde ahurissant de la nourriture afin que nous puissions tous devenir des mangeurs conscients. Manger consciemment n’est pas une question de régimes, de modes ou de règles strictes. Il s’agit d’avoir des informations simples et précises pour faire des choix intelligents et réfléchis au milieu du chaos des nouvelles contradictoires et du battage publicitaire. Spécialiste de l’impact des aliments sur la santé humaine et environnementale, Egan organise le livre en quatre catégories : les choses qui viennent du sol, les choses qui viennent des animaux, les choses qui viennent des usines et les choses qui sont faites dans les cuisines des restaurants...

Un livre donc qui répond à une vraie question moderne : Comment manger en tenant compte de sa santé, de l’environnement et des impacts sociaux. C'est un livre typique d’une vague éditoriale, et qui relève d'une catégorie bien précise, l'extraordinaire "littérature écologique de consommation individuelle" ...


"The Postwar Origins of the Global Environment: How the United Nations Built Spaceship Earth (Columbia Studies in International and Global History), written by Perrin Selcer (2018)

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, les internationalistes ont identifié la science comme la cause et la solution de la crise mondiale. À moins que la civilisation n’apprenne à contrôler les pouvoirs sans précédent que la science avait libérés, la catastrophe mondiale était imminente. Mais les internationalistes trouvèrent espoir dans l’idée d’un gouvernement mondial. Dans "The Postwar Origins of the Global Environment", Perrin Selcer affirme que la métaphore "Spaceship Earth" et l’idée de la planète en tant que système unique interconnecté illustrent ce moment. Selcer raconte comment les Nations Unies ont construit l’infrastructure internationale du savoir qui a rendu visible l’environnement mondial. Des experts affiliés à des agences des Nations Unies ont aidé à faire du «GLOBAL» – apparurent des notions telles que la population mondiale, le climat mondial et l’économie mondiale –  des sujets nécessitant une gouvernance. Selcer retrace comment les programmes des Nations Unies tels que le Projet des terres arides de l’UNESCO, la production d’une carte des sols du monde et les plans pour un système de surveillance ne furent pas en fin de compte à la hauteur des ambitions utopiques de cultiver les citoyens du monde, mais a produit une communauté internationale d’experts ayant des liens influents avec les gouvernements nationaux. Il montre comment les événements et les personnalités, les cultures et les écologies, les bureaucraties et les idéologies, la décolonisation et la guerre froide ont interagi pour faire éclore le concert de connaissance mondiale. Contribution majeure à l’histoire mondiale, à l’histoire environnementale et à l’histoire du développement, ce livre retrace les origines de l’environnementalisme planétaire dans la politique d’échelle d’après-guerre...

 

"Sparing Nature: The Conflict between Human Population Growth and Earth’s Biodiversity", written by Jeffrey K. McKee (2003)

Notre croissance démographique explosive a-t-elle conduit à l’extinction massive d’innombrables espèces dans les communautés végétales et animales de la planète ? Jeffrey K. McKee soutient que oui. Dans "Sparing Nature", il explore la relation de cause à effet entre ces deux tendances, démontrant que la nature est trop économe pour accueillir à la fois un monde vivant richement diversifié et un nombre de personnes en pleine expansion. L’auteur sonde le passé pour découvrir que les humains et leurs ancêtres ont eu des impacts négatifs sur la biodiversité des espèces depuis près de deux millions d’années, et que les taux d’extinction se sont accélérés depuis les origines de l’agriculture. McKee adopte ainsi une position résolument néo-malthusienne que la mesure la plus efficace pour sauver la biodiversité de la terre est de ralentir la croissance des populations humaines. En devenant consciencieusement plus responsables de nos habitudes de reproduction et de notre impact sur les autres êtres vivants, nous pouvons nous assurer que les services de la nature rendront nos vies non seulement supportables, mais aussi durables pour ce siècle et au-delà ... 


"Birth of a New Earth: The Radical Politics of Environmentalism", written by Adrian Parr (2017)

En réponse à la dégradation environnementale sans précédent, des militants et des mouvements populaires se sont levés pour lutter contre la crise du changement climatique et la dévastation continue de la terre. Le mouvement environnemental a indéniablement influencé même ses adversaires, car le langage de la durabilité se retrouve dans les énoncés de mission des entreprises, les politiques gouvernementales et les programmes de sécurité nationale. Cependant, le prix du succès a été le compromis, ce qui a incité à une réflexion et à une remise en question de la politique de l’environnementalisme. Est-ce un mouvement révolutionnaire qui s’oppose au système actuel? Ou est-ce un mouvement réformiste qui change le système en y travaillant? Dans Naissance d’une Nouvelle Terre, Adrian Parr soutient qu’il s’agit d’un faux choix, appelant à passer d’une opposition entre révolution et changement progressif à une imagination collective renouvelée. Parr insiste sur le fait que la destruction de l’environnement est au cœur du problème de la démocratisation et de la décolonisation. Elle exige de prendre en compte le militarisme, le fondamentalisme de marché et les inégalités mondiales et de mobiliser une vision politique alternative capable de libérer l’imagination collective afin de remplacer un état d’esprit apocalyptique figé par le spectacle de la violence.  


"The World for Sale: Money, Power and the Traders Who Barter the Earth’s Resources", written by Javier Blas (2021) 

Le monde moderne est construit sur les matières premières – du pétrole qui alimente nos voitures aux métaux qui alimentent nos téléphones intelligents. Nous nous posons rarement la question de savoir d’où viennent ces fameuses matières premières. Mais nous devrions. Dans "The World for Sale", deux journalistes lèvent le voile sur l’un des coins les moins scrutés de l’économie : le fonctionnement des négociants de matières premières, des milliardaires qui achètent, amassent et vendent les ressources de la terre. C’est l’histoire de la façon dont une poignée d’hommes d’affaires sont ainsi devenus des rouages indispensables sur les marchés mondiaux, permettant une énorme expansion du commerce international et reliant les pays riches en ressources – aussi corrompus ou déchirés par la guerre – aux centres financiers du monde. Et c’est l’histoire de la façon dont certains commerçants ont acquis un pouvoir politique incalculable, sous le nez des régulateurs et des politiciens occidentaux – aider Saddam Hussein à vendre son pétrole, alimenter l’armée rebelle libyenne pendant le printemps arabe, et de verser de l’argent au Kremlin de Vladimir Poutine en dépit de sanctions strictes. Le résultat est un voyage révélateur à travers les frontières les plus sauvages de l’économie mondiale, ainsi qu’un guide révélateur sur le fonctionnement réel du capitalisme... 


"Every Day Is Earth Day: Simple Ways to Reduce Your Carbon Footprint", written by Harriet Dyer

"We are the first generation to feel the sting of climate change, and we are the last generation

that can do something about it", une citation de Jay Inslee qui ouvre un livre orienté pratiques et synthèses graphiques. Ne vous préoccupez pas seulement théoriquement des changements climatiques, ne vous bornez pas à simplement dresser la liste des catastrophes qui frappent plus ou moins insidieusement notre planète (en 2016, les villes du monde entier ont généré 2,2 milliards de tonnes (plus de deux billions de kg) de déchets; avec l’augmentation prévue de la population humaine, ces déchets mondiaux annuels atteindre 3,7 milliards de tonnes (plus de 3,4 billions de kg) d’ici 2050 ..), mais prenez vous-même des mesures dans votre quotidien, il y a tant de choses simples que vous pouvez faire aujourd’hui le tout imprimé sur du papier certifié 100 % Forest Stewardship Council : "1. Stop eating (or eat much less) meat. - 2. Buy local and organic produce. - 3. Walk, cycle, or take public transportation. - 4. Make your holidays “staycations.” - 5. Reduce your use of energy-draining appliances. - 6. Stop buying items that you don’t need. - 7. Avoid purchasing “fast fashion.” - 8. Recycle and reuse. - 9. Make the holidays memorable, not material. - 10. Strive to implement a zero-waste policy in all areas of your life ..." - Dans "How Bad Are Bananas?: The carbon footprint of everything", written by Mike Berners-Lee (2010), l'empreinte carbone d'une centaine d'objets que nous manipulons ou de gestes que nous effectuons au quotidien sont mesurés, classés et explicités en détail, du texto au sacs en plastique, de l'utilisation de son téléphone portable à un aller-retour Los Angeles-Barcelone, ... 


"The Carbon Footprint Wars: What Might Happen If We Retreat From Globalization?", written by Stuart Sim (2009)

Le changement climatique est reconnu comme étant le problème majeur auquel est actuellement confronté le genre humain, et la nécessité de réduire notre empreinte carbone devient de plus en plus urgente à mesure que les prévisions scientifiques des effets du changement climatique deviennent de plus en plus désastreuses. Il est plus douteux que nous soyons pleinement conscients des conséquences sociales et politiques de la lutte pour une réduction significative. "The Carbon Footprint Wars" identifie les nombreux dangers inhérents aux solutions envisagées – comme le retrait de la propagation de la mondialisation, le paradigme socio-économique actuel pour le commerce mondial. La guerre des mots qui est menée sur la façon appropriée de traiter notre empreinte carbone collective a des implications critiques pour nous tous. Stuart Sim examine les questions en détail, soulevant des questions sur les hypothèses formulées de part et d’autre de la fracture du changement climatique. Il soutient que nous devons nous attaquer de toute urgence au problème de la façon de concevoir le meilleur métier possible. . .entre survie économique et catastrophe écologique – et il propose des suggestions radicales sur la façon dont nous devrions nous y prendre .. 


"Healing Earth: An Ecologist’s Journey of Innovation and Environmental Stewardship", written by John Todd (2019)

Un véritable pionnier éminemment respecté en matière de rétablissement écologique et de durabilité nous partage des solutions efficaces qu’il a conçues et mises en œuvre. John Todd qui a inspiré des intervenants bien connus dans le domaine, comme Janine Benyus, Bill McKibben et Paul Hawken, nous expose les différentes interventions écologiques qu’il a a pu effectuer au cours de sa carrière. Chaque chapitre offre une solution d’ingénierie pratique à une intervention environnementale, un mix d’histoires, de réussites et de suggestions pour résoudre des problèmes jusque-là non résolus ...

"I am writing this book based on the belief that humanity will soon become involved in a deep and abiding worldwide partnership with nature. Millions of us will commit ourselves to reversing the long legacy of environmental degradation that threatens to destabilize the climate as well as the great ecologies that sustain life on Earth. We must develop a vast stewardship initiative, which will become the great work of our time. Fortunately, there are as many ways to serve the Earth as there are people willing to engage in this vast restoration project. It includes nothing less than stabilizing the planet’s climate as well as saving ourselves ..." 


"The Voice of the Earth", written by Theodore Roszak 

Ecopsychology - Quel est le lien entre la psyché humaine et la planète vivante qui nous a nourris et a donné naissance à toute forme de vie ? Quel est le lien entre notre propre santé mentale et la santé de l'ensemble de la biosphère ? Dans cet essai, l'historien et critique culturel Theodore Roszak explore les relations entre la psychologie, l'écologie et les nouvelles connaissances scientifiques sur les systèmes de la nature. S'appuyant sur notre compréhension de l'évolution et de l'auto-organisation de l'univers, Roszak met en lumière notre enracinement dans la grande toile de la vie et explore la relation entre notre propre santé mentale et le monde plus vaste que l'homme. La voix de la terre : Une exploration de l'écopsychologie cherche à combler le fossé séculaire entre le psychologique et l'écologique par un paradigme qui considère les besoins de la planète et les besoins de l'individu comme un continuum. L'appel de la Terre à être sauvée du poids punitif du système industriel que nous avons créé est notre propre appel à une échelle et à une qualité de vie qui nous permettront de devenir entiers et en bonne santé. 


"Life Between Heaven and Earth: What You Didn’t Know About the World Hereafter and How It Can Help You",  George Anderson (2016)

Les auteurs à succès du New York Times de "Lessons from the Light" offrent une nouvelle et provocante compréhension du ciel et comment les messages de l’au-delà peuvent vous aider ici et maintenant. Nous vivons dans un monde d’acceptation quasi universelle qui, une fois nos vies sur la terre terminées, nous continuons à vivre dans un monde plus grand. Que cette destination soit appelée et « Ciel, et » et « Nirvana, et » ou simplement et « L’autre côté, et » la tradition nous enseigne qu’il y a, dans la plupart des cas, un conte de fées qui met fin à la vie, un endroit où la joie et l’harmonie règnent en maître. Pourtant, comme ce livre l’atteste, il y a encore plus au ciel et à la terre que ce dont nos philosophies rêvent. George Anderson est considéré par beaucoup comme le plus grand médium de la vie aujourd’hui. Après plus de 50 ans d’écoute des âmes qui ont fait la transition vers le monde dans l’au-delà, ceux qui sont passés lui rappellent constamment que nos idées préconçues sur cette vie – et sur la suivante – ne sont pas toujours exactes. Les neuf histoires de ce livre éclairent les moments où des circonstances inhabituelles telles que la mort subite, les émotions non résolues, les relations abusives et les dynamiques familiales douloureuses, rendent nécessaire pour les morts et les vivants de trouver de nouvelles portes pour la guérison. En session avec Anderson, les survivants et ceux qui sont passés se retrouvent dans des rencontres profondes, aigre-douces, très émotionnelles et parfois carrément drôles. Ce que nous apprenons, c’est qu’il y a des trésors spirituels peu connus – et des leçons à apprendre – sur le ciel et la terre qui peuvent restaurer, revitaliser et rendre nouveau ce qui a été brisé .... 


"Plant Intelligence and the Imaginal Realm: Beyond the Doors of Perception into the Dreaming of Earth", written by Stephen Harrod Buhner (2014)

Un manuel qui entend ouvrir les portes de notre perception et nous engager directement à dialoguer avec l’intelligence du monde naturel, nous apprendre à interagir avec cet être complexe, vivant et auto-organisateur qu’est Gaia. On aborde ainsi la fonction écologique des plantes envahissantes, la résistance bactérienne aux antibiotiques, les plantes et champignons psychotropes, et l’espèce humaine. Pour Stephen Harrod Buhner, toutes les formes de vie sur Terre possèdent l’intelligence, le langage, un sens de moi et non de moi, et la capacité de rêver, et entend ainsi montrer qu’en ouvrant consciemment les portes de la perception, nous pouvons renouer avec les intelligences vivantes de la Nature en tant qu’êtres apparentés, redevenir des scientifiques sauvages, des explorateurs non domestiqués d’un monde gaien : nous pourrons alors, en changeant notre façon de penser, commencer à aborder les difficultés de notre temps .... 


"The Edge of Physics: A Journey to Earth’s Extremes to Unlock the Secrets of the Universe", written by Anil Ananthaswamy (2010)

Dans ce livre profondément original, l’écrivain scientifique Anil Ananthaswamy part à la recherche des télescopes et des détecteurs qui promettent de répondre aux plus grandes questions de la cosmologie moderne. Pourquoi l’expansion de l’univers est-elle de plus en plus rapide? Quelle est la nature de la « matière noire » qui représente près du quart de l’univers? Pourquoi l’univers semble-t-il affiné pour la vie? Y en a-t-il d’autres à part le nôtre? Ananthaswamy se retrouve bientôt aux confins de la terre, dans des endroits reculés et parfois dangereux. Prenez le désert d’Atacama dans les Andes chiliennes, l’un des endroits les plus froids et les plus secs de la planète, où même un brin d’herbe ne peut survivre. Son ciel incroyablement clair et son atmosphère sèche permettent aux astronomes de recueillir des images brillantes de galaxies à des milliards d’années-lumière. Ananthaswamy nous emmène à l’intérieur du très grand télescope de l’Observatoire européen austral sur le mont Paranal, où quatre dômes massifs s’ouvrent chaque nuit « comme des dragons qui se réveillent ». Il nous emmène également au cœur d’une mine de fer abandonnée dans le Minnesota, où des roches d’un demi-mile d’épaisseur protègent les physiciens alors qu’ils chassent des particules insaisissables de matière noire. Et vers la calotte glaciaire de l’est de l’Antarctique, où les ingénieurs forent 1,5 miles dans la glace la plus claire de la planète. Ils construisent le plus grand détecteur de neutrinos au monde, qui pourrait enfin aider à réconcilier la physique quantique avec la théorie de la relativité générale d’Einstein. Les histoires des personnes qui travaillent sur ces sites et d’autres sites de recherche dramatiques – du lac Baïkal en Sibérie à l’observatoire astronomique indien dans l’Himalaya, en passant par l’antre souterrain du grand collisionneur de hadrons – constituent un nouveau portrait convaincant de l’univers et de notre quête pour comprendre ...


"Dangerous Earth: What We Wish We Knew about Volcanoes, Hurricanes, Climate Change, Earthquakes, and More", written by Ellen Prager

La Terre est une planète magnifique et merveilleuse, mais aussi incroyablement complexe et parfois violente. Une grande partie de ce qui l’a rendu vivable peut également provoquer une catastrophe. Les éruptions volcaniques créent des terres et produisent un sol fertile et riche en nutriments, mais peuvent également enterrer des forêts, des champs ou des villes entières sous des cendres, de la boue, de la lave et des débris. Les forces mêmes qui créent et recyclent la croûte terrestre engendrent également des tremblements de terre destructeurs et des tsunamis. L’eau et le vent apportent et répandent la vie, mais dans les ouragans, ils peuvent semer la dévastation dans leur sillage. Et même si c’est la chaleur de la planète qui permet à la vie de prospérer, l’augmentation rapide des températures provoque l’élévation du niveau de la mer et les événements météorologiques deviennent plus extrêmes. Sur Mère Terre, c’est une relation amour-haine pour les habitants de la planète. Les humains ont fait face aux dangers de la vie sur Terre depuis que notre espèce est née. Dans le passé, les calamités étaient souvent expliquées par le mythe ou la religion. Aujourd’hui, nous nous tournons vers la science pour obtenir des réponses. Les catastrophes frappent. Mais la science n’est pas un processus statique. Il faut observer, tester et retester. C’est un processus rempli d’échecs, de succès et de controverse. Certaines idées donnent de nouvelles idées qui font partie de notre compréhension fondamentale du fonctionnement de la planète ... 


"The Sixth Extinction : An Unnatural History",   written by Elizabeth Kolbert (2014)

Au cours des derniers demi-milliards d’années, il y a eu cinq extinctions massives, lorsque la diversité de la vie sur terre s’est soudainement et dramatiquement réduite. Les scientifiques du monde entier surveillent actuellement la sixième extinction, qui devrait être l’événement d’extinction le plus dévastateur depuis l’impact de l’astéroïde qui a anéanti les dinosaures. Cette fois, le cataclysme, c’est nous. L’écrivaine new-yorkaise Elizabeth Kolbert nous explique pourquoi et comment les êtres humains ont modifié la vie sur la planète d’une manière qu’aucune espèce n’a auparavant. Mêlant la recherche dans une demi-douzaine de disciplines, les descriptions des espèces fascinantes qui ont déjà été perdues et l’histoire de l’extinction en tant que concept, Kolbert fournit un compte rendu dramatique des disparitions qui se produisent sous nos yeux. Elle montre que la sixième extinction est probablement l’héritage le plus durable de l’humanité, nous obligeant à repenser la question fondamentale de ce que signifie être humain... 


"The End of Evolution: On Mass Extinctions and the Preservation of Biodiversity", written by Peter D. Ward (1994)

Dans la tradition du bien connu ouvrage de E.O. Wilson intitulé "The Diversity of Life" (1992), l’auteur de "On Methuselah’s Trail : Living Fossils and the Great Extinctions" (1993) reformule ici  l’histoire dramatique de la vie et de ses grandes extinctions et lance un appel pressant à agir pour préserver la biodiversité de notre monde....

  


"Half-Earth: Our Planet’s Fight for Life", written by Edward O. Wilson (2016)

Afin d’éviter l’extinction massive des espèces, y compris la nôtre, nous devons agir rapidement pour préserver la biodiversité de notre planète, déclare Edward O. Wilson dans son livre le plus passionné à ce jour. Half-Earth soutient que la situation à laquelle nous sommes confrontés est trop grande pour être résolue par des stratégies trop restrictives, et propose une solution à la mesure de l’ampleur du problème : dédier entièrement la moitié de la surface de la Terre à la nature. Et si nous voulons nous lancer dans une entreprise aussi ambitieuse, nous devons d’abord comprendre ce qu’est la biosphère, pourquoi elle est essentielle à notre survie et les nombreuses menaces auxquelles elle est confrontée. L'auteur documente les nombreuses extinctions en cours qui sont imminentes, jusqu'aux millions d’invertébrés et de micro-organismes qui, bien qu’étant négligés, forment les fondations des écosystèmes de la Terre, et n'hésite pas à combattre de nombreuses notions entendues ici et là et jugées fallacieuses telles que l’idée que les extinctions en cours peuvent être équilibrées par l’introduction d’espèces exotiques dans de nouveaux écosystèmes ou que les espèces éteintes pourraient être ramenées par clonage, soit une critique des « anthropocénistes », une collection à la mode d’écologistes révisionnistes qui croient que l’espèce humaine seule peut être sauvée grâce à l’ingénierie et à la technologie ... 


"Climate Wars", written by Gwynne Dyer (2008)

Il y a maintenant de nombreux livres disponibles qui traitent de la science du changement climatique et certains qui suggèrent des approches possibles pour maîtriser le problème, mais il y en a peu qui s’aventurent très loin dans les détails les plus obscurs de la façon dont les pays réagissent : les pressions écrasantes exercées par le réchauffement de la planète sont susceptibles de réagir aux changements. Pourtant, nous savons tous que c’est surtout la politique, nationale et internationale, qui décidera des résultats.

Par l’un des grands analystes géopolitiques du monde, un aperçu terrifiant de l’avenir pas trop lointain, où le changement climatique forcera les puissances du monde dans une lutte désespérée pour l’avantage et même la survie. Diminution des ressources. Déplacements massifs de la population. Catastrophes naturelles. Propagation des épidémies. Sécheresse. Élévation du niveau de la mer. Chute des rendements agricoles. Effondrement des économies. Extrémisme politique. Ce sont quelques-unes des conséquences attendues du changement climatique incontrôlé dans les décennies à venir, et n’importe laquelle d’entre elles pourrait faire basculer le monde vers le conflit. ... 


"The Atlas of Climate Change: Mapping the World’s Greatest Challenge",

by Kirstin Dow (2006) 

Contrairement à beaucoup d’ouvrages plus théoriques ou techniques, un livre qui repose sur des cartes, infographies et visualisations (plus de 50). Il permet de comprendre spatialement le changement climatique, où les émissions sont produites, quelles régions sont les plus vulnérables, comment les impacts varient selon les territoires.  Il montre les inégalités face au changement climatique, pays riches les plus responsables historiquement, et pays pauvres les plus vulnérables aux impacts. 

L'ouvrage aborde déjà (en 2006 !) des thèmes aujourd’hui centraux, tels que les notions de justice climatique, de populations vulnérables et de migrations climatiques. Un outil pédagogique puissant pour comprendre rapidement les enjeux mondiaux et un excellent ouvrage de synthèse, mais non pas une "référence de recherche avancée"

1. - Le GIEC constitue une méta-synthèse critique de la recherche mondiale, servant de base à la fois à la recherche scientifique et aux politiques climatiques internationales - Les rapports du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC / IPCC) constituent aujourd’hui la référence scientifique mondiale sur le changement climatique. Créé en 1988 sous l’égide de l’ONU, le GIEC ne produit pas de recherche originale : il évalue, synthétise et hiérarchise l’ensemble de la littérature scientifique existante (Climate Change 2021: The Physical Science Basis (2021) / Climate Change 2022: Impacts, Adaptation and Vulnerability (2022) / Climate Change 2022: Mitigation of Climate Change (2022) / AR6 Synthesis Report, 2023)

2 - Les manuels académiques sont les outils fondamentaux de formation des climatologues.  Contrairement au GIEC (synthèse), ils exposent les bases théoriques, physiques et mathématiques du climat...

- Raymond T. Pierrehumbert, "Principles of Planetary Climate' (2010) : une formalisation physique complète du climat (thermodynamique, effet de serre, circulation atmosphérique)

Intègre la Terre dans une perspective comparative (planètes). 

- Wallace & Hobbs, "Atmospheric Science: An Introductory Survey" (2e éd. 2006) : un manuel fondamental sur la physique de l’atmosphère, base de formation pour comprendre la dynamique des fluides, les cycles radiatifs, la météorologie et climat. C'est l'ouvrage explicitement cité comme référence de base dans des travaux scientifiques avancés.

- Dennis L. Hartmann, "Global Physical Climatology" (1994, rééd. 2015) : une approche systémique du climat global et une analyse des interactions (rayonnement solaire, circulation atmosphérique, océans).


"How to Avoid a Climate Disaster : The Solutions We Have and the Breakthroughs We Need", Bill Gates (2021)

Publié en 2021, "How to Avoid a Climate Disaster" s’inscrit dans une nouvelle phase du débat climatique : celle du passage de la prise de conscience à la recherche de solutions concrètes. Là où de nombreux ouvrages précédents, dont celui de David Wallace-Wells, insistaient sur les risques et les scénarios catastrophiques, Bill Gates adopte une approche plus pragmatique, orientée vers l’action.

L’ouvrage de Gates s’inscrit dans un phénomène plus large : l’essor d’une littérature écologiste grand public, accessible, pédagogique et souvent portée par des figures médiatiques.

L’ouvrage repose sur une idée directrice simple mais structurante : atteindre zéro émission nette de gaz à effet de serre d’ici le milieu du siècle. Pour y parvenir, Gates propose une analyse sectorielle des principales sources d’émissions — production d’électricité, industrie, agriculture, transports et bâtiments — en évaluant pour chacune les solutions techniques disponibles ou à développer.

Son raisonnement est fondé sur une logique d’ingénieur et d’investisseur : identifier les émissions, mesurer les coûts, puis combler ce qu’il appelle les “green premiums” (surcoûts des technologies propres par rapport aux solutions fossiles). L’innovation technologique, soutenue par l’investissement public et privé, apparaît ainsi comme le levier central de la transition. L’ouvrage se distingue par sa clarté pédagogique et sa capacité à rendre intelligibles des problèmes complexes, notamment en montrant que la décarbonation ne concerne pas seulement l’énergie, mais aussi des secteurs souvent négligés comme le ciment, l’acier ou l’agriculture.

La comparaison avec "The Uninhabitable Earth" est particulièrement éclairante, car les deux livres incarnent deux moments, 2019 / 2021, et deux styles du discours climatique. Là où Wallace-Wells propose une vision dramatique et systémique des risques, Gates adopte une posture techniciste et orientée solutions. Le premier cherche à provoquer une prise de conscience en décrivant les conséquences potentielles du réchauffement ; le second part du constat que cette prise de conscience existe déjà, et qu’il faut désormais agir de manière pragmatique. 

Cependant, cette différence implique aussi des limites. Wallace-Wells a été critiqué pour son ton alarmiste et sa focalisation sur les scénarios les plus pessimistes ; Gates, à l’inverse, est souvent critiqué pour une forme de réduction du problème climatique à un défi technique, au détriment de ses dimensions politiques, sociales et économiques. Ainsi, si Wallace-Wells tend à exagérer le danger pour mobiliser, Gates tend à simplifier la solution pour rassurer.

L’un des aspects les plus discutés du livre tient à la position même de son auteur. En tant que milliardaire et acteur majeur de l’investissement technologique, Bill Gates n’est pas un observateur neutre. Son insistance sur l’innovation, les technologies émergentes (captage du carbone, hydrogène, nucléaire avancé) et le rôle du capital privé peut être interprétée comme une vision alignée avec ses propres intérêts et ceux de son réseau. Cette dimension alimente une critique d’opportunisme. Sans être nécessairement cynique, cette approche traduit une vision du monde dans laquelle les crises sont des problèmes à résoudre par l’innovation, et non des symptômes d’un système à repenser en profondeur. En ce sens, le livre peut être lu autant comme un diagnostic que comme une projection d’un capitalisme vert technologisé.


"Earthopolis. A Biography of Our Urban Planet", written by Carl H. Nightingale (2022)

Une biographie d’Earthopolis, la seule planète urbaine que nous connaissons et l'histoire de cette immense pouvoir sur la Terre que les villes ont donné aux êtres humains un immense pouvoir sur la Terre, pour le meilleur et pour le pire. Carl Nightingale emmène les lecteurs sur un vaste tour de six continents et six millénaires des villes du monde, culminant dans les 250 dernières années, lorsque nous avons considérablement accéléré nos domaines d’action planétaires, l’habitat et l’impact, en recherchant de nouvelles conséquences dangereuses et en ouvrant de nouvelles perspectives d’espoir. À Earthopolis, nous explorons quartiers, rues, magasins, restaurants, places, les marchés, sites religieux, écoles, universités, bureaux, monuments, aéroports, mais aussi les profondes inégalités de pouvoir, de richesse, d’accès au savoir, de classe, de race, de genre, de sexualité, de religion et de nation de la planète urbaine ... "Cities of the Rivers", "Cities of the World Ocean",  "Cities of Hydrocarbon" ... 


" Our home, planet Earth, is finite; all life shares its resources and the energy from the sun, and therefore has limits to growth. For the first time, we have touched those limits" - "Tipping Point for Planet Earth: How Close Are We to the Edge?", written by Anthony D. Barnosky (2016) - "The Declaration of Interdependence: A Pledge to Planet Earth (David Suzuki Institute)", written by Tara Cullis (2010) - 

"Tipping Point" explique pourquoi la Terre se dirige vers un point de basculement, un changement si rapide, dramatique et inattendu que l’humanité en subira les conséquences. Au milieu de ce siècle, il y aura plus de neuf milliards de personnes sur la planète. Nous utilisons déjà la plupart des terres arables qui existent et nous surpêchons les océans. L’eau, elle aussi, se fait rare à de nombreux endroits. Les services dont dépendent les humains, comme l’approvisionnement en eau potable, la production alimentaire et la protection contre les maladies, sont également exposés à des menaces dangereuses. Nous pouvons encore faire avancer l’humanité en veillant à ce que les changements négatifs qui s’accumulent ne l’emportent pas sur les changements positifs. Tipping Point for Planet Earth entend offrir des solutions sensées à nos problèmes les plus urgents. C'est le grand défi du 21ème siècle ... 


"Nowhere Left to Go: How Climate Change Is Driving Species to the Ends of the Earth", written by Benjamin von Brackel (2022)

Des voyages éprouvants d’animaux et de plantes – fuyant la montée en flèche des températures et les méga-sécheresses – ont été signalés depuis les premières lignes de la plus grande migration d’espèces depuis l’ère glaciaire Alors que les humains accélèrent le réchauffement planétaire tout en jetant des déchets dans l’environnement, les animaux et les plantes doivent fuir vers les marges : sur des réserves naturelles éparpillées, entre les grandes routes, ou dans l’étalement urbain. Et lorsque même ces endroits deviennent trop chauds et inhospitaliers, la faune n’a plus qu’un seul chemin pour survivre : un voyage souvent redoutable vers les pôles alors qu’ils se précipitent pour trouver une nouvelle maison dans un monde qui se réchauffe. Les zones tropicales perdent leurs habitants, les castors s’installent en Alaska et de gigantesques bancs de poissons disparaissent – pour réapparaître le long des côtes étrangères. Le journaliste environnemental primé Benjamin von Brackel retrace ces voyages impressionnants et célèbre la résilience remarquable des espèces à travers le monde. Mais la distance que doivent parcourir ces plantes et ces animaux pour éviter leur extinction est aussi alarmante qu’inspirante : les animaux marins – comme les poissons – se déplacent en moyenne à 45 milles par décennie vers des régions plus froides, tandis que les animaux terrestres – comme les castors et les papillons – se déplacent à 11 milles. Alors que même les pôles de la Terre s’échauffent, nous nous retrouvons avec un choix brutal et irréversible : arrêter l’urgence climatique maintenant, ou faire face à une mort massive des espèces, qui sont de plus en plus laissées sans nulle part où aller. 


"Global Catastrophes and Trends: The Next 50 Years", written by Vaclav Smil (2008)

Le changement fondamental se produit le plus souvent de deux façons, soit comme une « discontinuité fatale », un événement catastrophique soudain qui peut changer le monde, soit comme une tendance progressive persistante. Les catastrophes mondiales comprennent les éruptions volcaniques, les pandémies virales, les guerres et les attaques terroristes à grande échelle; les tendances sont des changements démographiques, environnementaux, économiques et politiques qui se déroulent au fil du temps. Dans ce livre provocateur, le scientifique Vaclav Smil jette un regard interdisciplinaire sur les catastrophes et les tendances que les cinquante prochaines années pourraient apporter. Il ne s’agit pas d’un livre de prévisions ou de scénarios, mais d’un livre qui nous rappelle de faire attention et de planifier les conséquences d’événements apparemment imprévisibles et la direction ultime des tendances à long terme. Smil examine d’abord les événements rares mais cataclysmiques, à la fois naturels et produits par l’homme, puis les tendances d’importance mondiale : la transition des combustibles fossiles vers d’autres sources d’énergie; les changements démographiques et politiques en Europe, au Japon, en Russie, en Chine, aux États-Unis et dans les pays islamiques; la lutte pour la primauté mondiale et l’inégalité économique et sociale croissante. Il considère également le changement environnemental – à certains égards un amalgame de discontinuités soudaines et de changements graduels – et évalue les complexités souvent incomprises du réchauffement climatique. Optimiste malgré tout, Smil soutient que la compréhension du changement nous aidera à inverser les tendances négatives et à minimiser le risque de catastrophe... 


"Global Warming: The Complete Briefing", written by John Theodore Houghton (2009)

John Houghton explore les bases scientifiques du réchauffement climatique et les impacts probables du changement climatique sur la société humaine dans ce guide complet sur le sujet. Il aborde ensuite les mesures qui pourraient être prises par les gouvernements, l’industrie et les particuliers pour atténuer les effets du réchauffement climatique. 

Le réchauffement climatique est-il une réalité? Quelle sera l’ampleur des changements? Y aura-t-il des catastrophes plus graves, plus fréquentes? Pouvons-nous nous adapter aux changements climatiques ou pouvons-nous changer notre façon de faire pour ralentir le changement ou même l’empêcher? Parce que le système climatique de la Terre est très complexe, et parce que le comportement humain et la réaction au changement sont encore plus complexes, fournir des réponses à ces questions est un énorme défi pour les scientifiques du monde. Comme c’est le cas pour de nombreux problèmes scientifiques, on ne dispose que de réponses partielles, mais nos connaissances évoluent rapidement, et les scientifiques du monde entier s’attaquent aux problèmes avec beaucoup d’énergie et de détermination. 

Trois grands problèmes de pollution sont souvent mis ensemble dans l’esprit des gens : le réchauffement de la planète, l’appauvrissement de la couche d’ozone (le trou d’ozone) et les pluies acides. Bien qu’il existe des liens entre la science de ces trois questions (les produits chimiques qui appauvrissent l’ozone et les particules qui sont impliquées dans la formation des pluies acides contribuent également au réchauffement de la planète), ils sont essentiellement trois problèmes distincts. Leur caractéristique commune la plus importante est leur grande échelle. Dans le cas des pluies acides, les émissions de dioxyde de soufre provenant du territoire d’un pays peuvent affecter gravement les forêts et les lacs de pays qui peuvent être sous le vent de la pollution. Le réchauffement de la planète et l’appauvrissement de la couche d’ozone sont des exemples de pollution mondiale — une pollution dans laquelle les activités d’une personne ou d’un pays peuvent toucher tous les peuples et toutes les nations. Ce n’est qu’au cours des trente dernières années environ que les activités humaines ont été de ce genre ou à une échelle suffisamment grande que leurs effets peuvent être significatifs à l’échelle mondiale. Et parce que les problèmes sont mondiaux, toutes les nations doivent être impliquées dans leur solution. 

Le principal organe intergouvernemental chargé d’évaluer le problème du réchauffement climatique est le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), créé en 1988. Lors de sa première réunion en novembre de la même année à Genève, le Groupe a d’abord demandé un rapport scientifique afin que, pour autant qu’on le sache, les faits scientifiques sur le réchauffement planétaire puissent être établis. Il était impératif que les politiciens disposent d’une base scientifique solide à partir de laquelle élaborer les exigences d’action. Ce premier rapport scientifique a été publié fin mai 1990. .. 


"The Attacking Ocean: The Past, Present, and Future of Rising Sea Levels", written by Brian M. Fagan (2013)

Les quinze mille dernières années – toute l’étendue de la civilisation humaine – ont été témoins de changements spectaculaires du niveau de la mer, qui ont commencé par un réchauffement planétaire rapide à la fin de l’ère glaciaire, lorsque le niveau de la mer était inférieur de plus de 700 pieds aux niveaux modernes. Au cours des onze millénaires suivant, les océans ont grimpé par à-coups. Ces changements rapides ont eu peu d’effet sur les humains qui les ont vécus, en partie parce qu’il y avait si peu de gens sur terre, et aussi parce qu’ils ont pu s’adapter facilement à de nouvelles côtes. Le niveau mondial des mers s’est stabilisé il y a environ six mille ans, à l’exception des ajustements locaux qui ont souvent entraîné des changements assez importants dans des endroits comme le delta du Nil. Ainsi, la courbe inexorablement ascendante des mers s’est aplatie à mesure que les civilisations urbaines se sont développées en Égypte, en Mésopotamie et en Asie du Sud. 

Puis, la population de la terre a explosé, quintuplant de l’époque du Christ à la révolution industrielle. La menace des océans a augmenté avec notre surpeuplement le long des côtes pour vivre, pêcher et faire du commerce. Depuis 1860, le monde s’est considérablement réchauffé et la montée de l’océan s’est accélérée. Les changements du niveau de la mer sont cumulatifs et graduels; personne ne sait quand ils prendront fin. "The Attacking Ocean", de Brian Fagan, raconte la complexité croissante de la relation entre les humains et la mer à leurs portes, une complexité créée non pas par les océans, qui ont peu changé, mais c’est nous qui apportons les changements, et principalement le poids de notre démographie croissante ....

"...  Les populations côtières dans les environnements de basse altitude comme le delta du Nil et les grands estuaires de ce qui est maintenant le Bangladesh, la Chine et le Vietnam ont augmenté de façon spectaculaire de quelques dizaines de milliers à des millions. Les villes en expansion ont acquis une vulnérabilité croissante aux cataclysmes naturels et aux événements météorologiques extrêmes comme les cyclones tropicaux avec leurs ondes de tempête féroces. Les principales menaces de l’océan n’étaient pas celles de la montée des côtes, mais des tsunamis et des tempêtes violentes provoqués par les tremblements de terre, des phénomènes dont le potentiel de dommages à terre est supérieur à une augmentation locale du niveau de la mer ou à un affaissement qui permettait à l’océan de déferler sur la côte, contaminer les sources d’eau et inonder les terres agricoles. Il y eut certainement des victimes et des souffrances, mais rien de l’ampleur qui se cache dans un avenir prévisible, conséquence du réchauffement soutenu qui a commencé au plus fort de la révolution industrielle vers 1860. Depuis lors, le niveau de la mer a repris une ascension inexorable, qui semble maintenant s’accélérer, d’où l’hystérie médiatique irréfléchie qui se concentre sur l'annonce d'une catastrophe imminente ou sur la fonte des calottes glaciaires. La réalité est, bien sûr, beaucoup plus complexe ..."

"... Environ deux cents millions de personnes dans le monde vivent le long des côtes à moins de cinq mètres au-dessus du niveau de la mer d’aujourd’hui. À la fin du XXIe siècle, ce chiffre devrait passer de 400 millions à 500 millions. Dans le même temps, les mégapoles côtières continueront leur croissance vertigineuse. En Europe, une élévation du niveau de la mer d’environ un mètre menace treize millions de personnes. Un milliard de personnes vivent à moins de vingt mètres du niveau moyen de la mer sur des terres de seulement huit millions de kilomètres carrés, une superficie à peu près équivalente à celle du Brésil. La perte de terres affectera le produit national brut des zones inondées, empiétera sur l’expansion des agglomérations urbaines, inondera les terres agricoles, réduira les possibilités d’emploi et éliminera les zones humides côtières qui offrent une protection contre les inondations.

Quelles sont les nations les plus vulnérables ? Le Bangladesh est proche du sommet de toute liste, tout comme les îles du Pacifique, ainsi que les Bahamas. Le Vietnam et son delta du Mékong sont menacés. Plus d’un tiers du delta du fleuve disparaîtra sous l’eau avec une élévation du niveau de la mer d’un mètre. Dans un événement peut-être prophétique, le gouvernement vietnamien a évacué 350000 personnes face à la tempête tropicale Ketsana en septembre 2009. La même tempête a laissé 80 pour cent de Manille aux Philippines sous l’eau. Shanghai avec son estuaire et sa population urbaine dense est également en haut de la liste. En Europe, les Pays-Bas et la côte sud de la Baltique, y compris les estuaires de l’Oder et de la Vistule, sont des victimes potentielles, tout comme l’est de l’Angleterre. En Méditerranée, des plaines densément peuplées comme le delta du Nil et, bien sûr, le delta du Pô et Venise, sont attaquées.  

Qu’en est-il des États-Unis, où des millions de personnes vivent au niveau de la mer ou près de celui-ci? À l’aide de bases de données d’élévation gouvernementales, des chercheurs de l’Université de l’Arizona ont analysé la vulnérabilité de chaque ville côtière des 48 États inférieurs comptant plus de 50000 habitants. Les résultats donnent à réfléchir. Les villes côtières le long du golfe et de la côte sud de l’Atlantique seront particulièrement touchées. Miami, la Nouvelle-Orléans, Tampa et Virginia Beach, en Virginie, pourraient perdre plus de 10 % de leurs terres d’ici 2100. Une moyenne de 9 pour cent des terres dans 180 villes côtières américaines pourraient être menacées dans la même période. Collectivement, 40,5 millions de personnes vivent dans ces villes, dont 20 comptent plus de 200000 habitants. Ceci est mis à part l’érosion et les inondations temporaires qui en résultent ainsi que les dommages causés par les tempêtes dans un avenir d’événements plus extrêmes.

Le réchauffement climatique a augmenté le niveau de la mer d’environ 20 centimètres depuis 1880 et le taux de hausse s’accélère. De nombreux scientifiques s’attendent à une augmentation de 20 à 203 centimètres ce siècle, en fonction de la libération de gaz à effet de serre et d’autres polluants dans l’atmosphère. Plus précisément, l’étude de l’Arizona prévoit une augmentation de 2,5 à 20 centimètres d’ici 2030 et une augmentation de 10 à 49 centimètres d’ici 2050, le montant variant considérablement d’un endroit à l’autre. Si les taux actuels d’émissions de gaz à effet de serre se maintiennent, les températures mondiales augmenteront en moyenne de 13 degrés Celsius par rapport à aujourd’hui d’ici 2100. Selon Jeremy Weiss de l’Université de l’Arizona, cela nous enfermerait dans au moins 4 à 6 mètres d’élévation du niveau de la mer au cours des siècles suivants, alors que certaines parties des calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique disparaissent.

Avec une hausse de près de 3 mètres, neuf grandes villes, dont Boston et New York, auront perdu 10 pour cent de leur superficie actuelle. Avec une élévation de près de 6 mètres, environ un tiers de la superficie des villes côtières américaines aura disparu. 

Outre l’élévation du niveau de la mer qui inonde la superficie urbaine, il y a la question supplémentaire de la vulnérabilité aux tempêtes dites de cent ans. Plus des deux tiers des sites étudiés ont maintenant un risque plus que doublé d’une tempête de cent ans dans les dix-huit prochaines années. Ce chiffre est encore plus élevé pour les zones situées à l’extérieur du golfe du Mexique. Ces niveaux d’inondation sont souvent de 1,2 mètre au-dessus des niveaux moyens de marée haute, mais à travers le pays près de cinq millions de personnes vivent dans des maisons à moins de 1,2 mètre au-dessus de la marée haute. Dans 285 villes et villages, plus de la moitié de la population vit sur des terres situées sous cette ligne. Près de quatre millions de personnes vivent à moins d’un mètre au-dessus de la marée haute. Environ la moitié d’entre eux résident en Floride, où se trouvent huit des dix villes les plus menacées...." 


"Vanished Ocean: How Tethys Reshaped the World", written by Dorrik Stow (2010)

Il y a six millions d’années, un vaste océan, nommé Téthys, a disparu de la surface de la terre. Comment un si grand plan d’eau peut-il simplement disparaître ? Plus intéressant, comment est-il possible pour les scientifiques de savoir avec certitude que la téthys a existé pendant un quart de milliard d’années, une période qui comprend l’ensemble de l’« âge des dinosaures » et la quasi-totalité de l’« âge des mammifères » jusqu’au moment où nos lointains ancêtres ont commencé à marcher debout. Vanished Ocean raconte l’histoire fascinante de Téthys, offrant un récit éclairant des preuves scientifiques de l’existence de l’océan. Le célèbre géologue Dorrik Stow décrit les forces puissantes qui ont façonné l’océan, la vie marine qu’il détenait autrefois et les riches gisements de pétrole que la vie a laissés derrière elle, ainsi que l’impact de ses courants sur l’environnement et le climat. L’histoire de Téthys est aussi une histoire d’extinctions, d’inondations et d’épisodes extraordinaires tels que l’assèchement virtuel de la Méditerranée, avant d’être à nouveau rempli par une cascade dramatique d’eau sur le détroit de Gibraltar. En racontant cette histoire, Stow révèle comment les géologues et les océanographes ont passé des années à prouver l’existence antérieure de Téthys, à partir d’une série remarquable d’indices enfermés dans des roches maintenant exposées dans les chaînes de montagnes et enfouies dans des sédiments profonds sous les océans d’aujourd’hui. En effet, ces myriades d’indices sont aujourd’hui dispersés du Maroc à la Chine et des profondeurs de la mer Caspienne aux plus hauts sommets himalayens ... 


"The Declaration of Interdependence", rédigée lors du Sommet de Rio de 1992, appel passionné à l’action environnemental qui se décline en trois principes, «This We Know», «This We Believe», et «This We Resolve». Pour célébrer le 20e anniversaire de la Fondation David Suzuki (l’une des organisations environnementales les plus actives d’Amérique du Nord), l’artiste Michael Nicoll Yahgulanaas donne vie puissante espérance avec des images de cultures du monde entier. 



"Good News for a Change: How Everyday People are Helping the Planet", written by David Suzuki (2001)

La litanie de mauvaises nouvelles environnementales — l’extinction rapide des espèces, la pollution, l’épuisement des sources alimentaires — peut être accablante, mais il y a aussi de l’espoir. Les auteurs David Suzuki et Holly Dressel montrent que des milliers de personnes, de groupes et d’entreprises changent déjà leurs façons de faire. Ils soulignent le nombre croissant d’entreprises rentables avec une présence positive dans leurs communautés, les militants et les villages du Tiers Monde pratiquant une véritable démocratie participative, les agriculteurs et les éleveurs partageant leurs terres avec d’autres espèces - même certains gouvernements, local et national, en fondant le développement économique sur un modèle écologique. Les technologies nécessaires pour créer un monde meilleur, selon les auteurs, sont déjà à portée de main et sont utilisées. Ce guide pratique pour sauver la planète est basé sur les histoires vraies de gens ordinaires qui le font tous les jours....

"We, the authors of this book, have been involved in environmental battles for decades. Both of us have often viewed the escalating environmental crisis as a kind of war. As in a war, there have been defeats and victories. We’ve witnessed ecological and social atrocities, but we’ve also had the privilege of working with people who are among the most creative and courageous on earth. Many moments have come when we found it difficult to envision a time of peace. In our efforts to save this forest or that species, we sometimes lost sight of the real goal — resolution and balance. So we decided we’d written enough about contentious opposition. It was time to do a book about dynamic equilibrium; we needed to determine whether there existed practical ways by which humans could support themselves without despoiling the planet..."

 

Dans "Good News, Planet Earth: What’s Being Done to Save Our World, and What You Can Do Too!", Sam Bentley, un passionné de développement durable et militant pour le climat, qui partage les développements prometteurs dans la lutte contre le changement climatique, passe en revue les tonnes d’efforts en cours pour sauver notre planète, les différentes initiatives bien réelles et concrètes, simple et didactique, et nous demande de rejoindre son combat.... 


"Prepper’s Hacks: Thoughtful Hacks To Prepare Yourself For Surviving Natural Disasters (Earthquakes, Volcanic Eruptions, Floods, etc) (Preppers Hacks, Preppers Hacks books, preppers survival)", written by Alvin Powell (2015)

 Le manuel se compose de 52 choses différentes que vous pouvez faire dans votre maison pour vous préparer à toute catastrophe, qu’elle soit naturelle, d’origine humaine, familiale ou sociale. Préparer sa maison pour un désastre ne signifie pas faire un bunker. Des activités simples et quotidiennes peuvent être faites qui vous aideront à être efficace et durable si vous êtes sans technologie ou électricité pour un temps donné....


"Weather Disasters: How to Prepare For and Survive Earthquakes, Tornadoes, Blizzards, and Other Catastrophes", written by Mark D. Williams

Ce livre, Weather Disasters, cherche à calmer certaines de ces craintes et informe le lecteur sur la façon de se préparer, de survivre et de naviguer à travers les conséquences de toute catastrophe météorologique majeure. Étant donné que la Terre produit de plus en plus de grands événements météorologiques, de nombreux événements une fois par siècle, nous espérons que ce livre est instructif et utile avec son calendrier. Songez à toutes les récentes catastrophes destructrices : l’ouragan Katrina en 2005; le tremblement de terre de 2010 en Haïti; le tsunami de 2011 au Japon (à la centrale nucléaire de Fukushima); l’ouragan Sandy 2012; et les saisons record de 2017 pour les ouragans de l’Atlantique et les feux de forêt américains. Ce livre semble plus pertinent que jamais. En plus des catastrophes ci-dessus, nous incluons les tremblements de terre et les volcans car ils affectent le temps et sont similaires dans la quantité de dévastation qu’ils peuvent causer.


"Climate Emergency Atlas: What's Happening - What We Can Do" (Dan Hooke, Dorling Kindersley, 2021)

Climate Emergency Atlas est un ouvrage de vulgarisation scientifique grand public, typique du style visuel et pédagogique des éditions Dorling Kindersley (DK). Il se structure en quatre grandes parties :

- Drivers of Change : Les causes profondes du changement climatique (énergies fossiles, agriculture, déforestation...).

- Environnement Under Threat : Les impacts observés et projetés sur les écosystèmes (océans, glaces, forêts, biodiversité).

- Impacts on People : Les conséquences humaines (villes côtières, migrations, santé, sécurité alimentaire).

- What Can Be Done? : Les solutions (énergies renouvelables, transports, actions individuelles et politiques).

Sa marque de fabrique est sa présentation hautement visuelle : des centaines de cartes, d'infographies, de diagrammes et de photographies qui dominent le texte, conçues pour rendre des données complexes immédiatement compréhensibles.

C'est la force principale de l'atlas. Il transforme des concepts scientifiques ardus (budget carbone, équivalent CO2, modélisations) en représentations graphiques claires. Il est idéal pour les adolescents, les étudiants ou toute personne débutant sur le sujet.

L'atlas évite de se concentrer sur un seul aspect. Il lie habilement causes, impacts environnementaux et conséquences socio-économiques, offrant une vue d'ensemble du système Terre perturbé.

La dernière partie, "What Can Be Done?", est substantielle. Elle présente non seulement des actions individuelles, mais surtout des solutions systémiques (transitions énergétiques, villes durables, innovations technologiques, politiques climatiques), évitant le piège du seul discours anxiogène.

Publié en 2021, il utilise principalement des données pré-2020. Dans un domaine qui évolue très vite (rapports du GIEC, records de température, politiques), certaines informations sont déjà dépassées. C'est un problème structurel pour ce type de livre.

La forme "atlas/album" impose une simplification extrême. Chaque sujet est traité sur une ou deux pages, sans place pour les nuances, les incertitudes scientifiques ou les débats (ex : sur le rôle précis de la nucléaire, les scénarios de geo-engineering).


Gaia Vince, ancienne rédactrice en chef du prestigieux journal Nature et de New Scientist,  contribue régulièrement à des médias comme The Guardian, la BBC et Scientific American. Sa voix est devenue incontournable dans le débat sur l'Anthropocène.

« Adventures in the Anthropocene: A Journey to the Heart of the Planet We Made » (2014)

A remporté le Royal Society Winton Prize for Science Books.

C'est l'ouvrage qui a établi sa réputation. Vince a passé deux ans à voyager à travers le monde pour documenter l'impact humain sur la Terre. Plutôt que de ne proposer qu'un constat alarmiste, le livre examine de manière nuancée comment les communautés s'adaptent, innovent et survivent dans cet ère nouvelle. Elle explore des « solutions » parfois controversées, comme la géo-ingénierie, avec un regard critique mais ouvert. C'est un récit de voyage scientifique pionnier de l'Anthropocène.

 

« Transcendence: How Humans Evolved Through Fire, Language, Beauty, and Time » (2019)

Une ambitieuse histoire de l'humanité, non pas à travers la guerre et les grands hommes, mais à travers quatre moteurs de l'évolution culturelle : le feu, le langage, la beauté et le temps.

Une perspective pour comprendre comment nous en sommes arrivés à dominer la planète. En expliquant notre capacité unique à coopérer, à créer des récits et à accumuler des connaissances, elle pose les bases nécessaires pour envisager notre capacité à résoudre les crises que nous avons nous-mêmes créées. C'est une lecture complémentaire essentielle à ses travaux sur le climat.

 

« Nomad Century: How to Survive the Climate Upheaval » (2022)

Son ouvrage le plus influent et le plus urgent à ce jour.  Vince affirme que la migration à grande échelle n'est pas un scénario catastrophe à éviter, mais une partie inévitable et même une solution nécessaire à l'adaptation climatique. Des milliards de personnes vivent déjà dans des zones qui deviendront invivables. Plutôt que de construire des murs, nous devons planifier et organiser un « grand mouvement » mondial pour déplacer les populations vers des « pôles de viabilité » (comme le nord du Canada, la Sibérie, l'Europe du Nord).

Le livre a provoqué un débat immense. Il est à la fois terrifiant par son réalisme et résolument optimiste par sa foi en la planification humaine. Il force le lecteur à envisager un avenir radicalement différent et à considérer la migration non comme un échec, mais comme un acte d'adaptation intelligent et salvateur. Il a redéfini les termes du débat sur la justice climatique et la géopolitique future.

 


Janine Benyus est une biologiste et essayiste américaine, surtout connue pour son ouvrage fondateur - "Biomimicry: Innovation Inspired by Nature" (1997), qui a largement contribué à populariser le biomimétisme dans les domaines du design, de l’ingénierie, de l’architecture et de l’innovation industrielle.

Le biomimétisme repose sur une idée centrale : la nature, forte de 3,8 milliards d’années d’évolution, constitue un immense réservoir de solutions efficaces, sobres et résilientes aux problèmes humains.

Benyus propose de considérer le vivant non plus comme une ressource à exploiter, mais comme :

- un modèle (imiter ses formes, processus et systèmes),

- un mentor (apprendre de ses logiques),

- une mesure (évaluer nos technologies à l’aune de leur compatibilité avec les écosystèmes).

 

 Benyus oppose le biomimétisme à un modèle industriel fondé sur : l’extraction massive, la consommation d’énergie fossile, la production de déchets non recyclables, la séparation entre culture humaine et nature.

À l’inverse, les systèmes vivants fonctionnent selon des principes récurrents : cycles fermés (pas de déchets), sobriété énergétique, coopération et symbiose, adaptation locale, diversité fonctionnelle.

Le biomimétisme vise ainsi une réconciliation entre innovation technologique et écologie, sans renoncer à la modernité ni au progrès.

Des exemples concrets d’innovation ...

Benyus appuie son propos sur de nombreux cas emblématiques :

- le velcro inspiré des crochets de la bardane,

- les structures autoportantes imitant les os ou les coquillages,

- les bâtiments ventilés sur le modèle des termitières,

- les surfaces hydrophobes inspirées des feuilles de lotus,

- les réseaux organisationnels calqués sur les écosystèmes.

Ces exemples illustrent une vision de l’innovation comme traduction fonctionnelle du vivant plutôt que simple imitation formelle.

Au-delà des applications pratiques, Benyus développe une éthique implicite du faire :

- concevoir avec la nature plutôt que contre elle,

- penser en termes de systèmes plutôt que d’objets isolés,

- intégrer les limites écologiques dès la conception.

Le biomimétisme devient ainsi une méthode de pensée, applicable aussi bien à l’urbanisme, à l’économie qu’à l’éducation.

Benyus a joué un rôle central dans la diffusion d’une vision non anthropocentrique de l’innovation. Elle contribue à déplacer l’imaginaire dominant : de la domination vers l’apprentissage, de l’exploitation vers l’inspiration, de la rupture technologique vers la continuité écologique.

À ce titre, son travail a profondément influencé le design durable, l’architecture bioclimatique, et certaines approches de la transition écologique.

La critique la plus fréquente porte sur le risque de technosolutionnisme vert.

Le biomimétisme peut être mobilisé pour améliorer marginalement des technologies existantes, sans remettre en cause les logiques de croissance, de consommation ou d’inégalités. 

Autrement dit, imiter la nature ne garantit pas en soi une transformation sociale ou politique profonde.

Janine Benyus et le biomimétisme constituent une contribution majeure à la pensée écologique contemporaine, en proposant une refonte de l’imaginaire de l’innovation. Cependant, le biomimétisme atteint ses limites lorsqu’il est mobilisé sans critique des structures économiques, sans réflexion sur la justice sociale, ou comme simple vernis écologique.