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Last update : 12/31/2016


Lucian Freud (1922-2011)
"Naked Girl with Egg" (1980-81, British Council, London)


A naked girl lounges on a bed; beside her on a table is a dish containing a boiled egg, sliced in half. A fearfully symmetrical breakfast awaits her, looking up at us like a pair of eyes, with the two staring gobbets of yolk set in circles of globular white […] could anything in the world be more alarming than such a capsule of fertility, killed by boiling water and then cut down the middle by a knife?” (Peter Conrad, ‘The Naked and the Living’, The Observer, 9th June 2002.)
 "Je peins des gens non pas à cause de ce qu'ils sont, ni tout à fait en dépit de ce qu'ils sont, mais selon la manière dont ils sont...."

Au milieu des années 1960, c'est principalement le corps féminin qui anime les nombreuses oeuvres du peintre britannique Lucian Freud , et ce sont plus des portraits dénudés que des nus que Freud exécute. Si l'érotisme est bien présent, il s'agit le plus souvent de montrer l'usure que produit le fait d'habiter son corps.

Works : "Naked Girl Asleep I" (1967, private collection) - "Small Naked Portrait" (1973-1974, Ashmolean Museum, Oxford) - "Night Portrait" (1978,  Private Collection) - "Portrait of Rose" (1978-1979) - "Esther" (1980) - "Naked Portrait with Reflection" (1980, Private collection) - "Naked Portrait" (1980-81) - "Girl Holding her Foot" (1985, Private Collection) - "Naked woman on a sofa" (1984-85, Private Collection) - "Night Portrait" (1985-86) - "Girl with closed eyes" (1986-87,  Private Collection) - "Blonde Girl on a Bed" (1987) - "Naked Girl Perched on a Chair" (1994) - "Benefits Supervisor Sleeping" (1995, Private collection) - ...


 Viktor Liapkalo (1956)

"Goblet of wine" (1998)

 

Natif d'Uchta (Respublika Komi), Viktor Liapkalo vit à Saint-Pétersbourg, la plupart de ses oeuvres appartiennent à des collections privées en Russie, Ukraine, Allemagne, Israël, Norvège, Etats-Unis, Finlande, Suède. Ses nus, vifs et colorés, très personnalisés, exaltent une joie de vivre, une sensualité débridée et une certaine gourmandise qui ne laissent pas indifférent...

Works : "Katya" (1998 ) - "Awakening of life" (1999) - "Marina in Bath" (1997) - "Natasha" (1999) - "Sonya" (1999) - "Natasha in front of mirror" (1997) - "At the samovar" (1999) - "Family portrait" (1994) - "Katya at the mirror" (1997) - "Marina" (1998) - "Danaya" (1997) - "Tanya" (1995) - "Weight of Beauty" (1992) - "Marina with hat" (1998) - "After Bathing" (1993) - ...


Joyce Polance (1965) 

Native de New York City, vivant le plus souvent à Chicago, Joyce Polance se laisse guider, dit-elle, par un moment de vulnérabilité, d'émotion, qu'elle tente d'exprimer dans un mélange de contrôle esthétique et de laisser-paraître le plus physiquement possible, les femmes y sont puissantes, expressives. Un aspect fondamental de son travail réside dans l'exploration des liens entre femmes. Ses œuvres, en particulier celles mettant en scène des groupes de trois femmes, interrogent les dynamiques relationnelles au sein des familles d'origine ou des familles de substitution . L'exemple frappant d'un tableau où deux femmes soutiennent une figure centrale plus jeune, l'une regardant au loin, l'autre hurlant, illustre parfaitement la complexité de ces liens, mêlant soutien, protection et émotions intenses non résolues ...

"J'espérais dépeindre la connexion émotionnelle entre femmes, et comment nous pouvons nous sentir seules même quand nous sommes physiquement proches de quelqu'un" - Joyce Polance a d'abord étudié l'illustration au Fashion Institute of Technology avant de suivre des cours à l'Université Wesleyan . Installée à Chicago en 1994, elle se tourne vers la peinture à l'huile en 1998. Son parcours est jalonné d'expérimentations : des paysages impressionnistes aux grandes toiles de nus (jusqu'à 2,13 mètres), en passant par la peinture à l'encaustique entre 2002 et 2006 . Cette quête constante de renouvellement l'amène à "défaire" ses figures pour explorer de nouveaux langages picturaux.

Ses principales inspirations sont Chaïm Soutine et Willem de Kooning, qu'elle cite comme ses influences majeures . De Soutine, elle hérite de cette manière tourmentée de traiter la matière, où la peinture devient chair, où les formes semblent se tordre sous le poids de l'émotion. Willem de Kooning, figure majeure de l'expressionnisme abstrait américain, a profondément marqué Polance, notamment dans sa manière de brouiller la frontière entre figure et abstraction . Comme lui, elle "défait" ses figures, les soumettant à un processus de destruction/création qui aboutit à des œuvres puissamment physiques. 

Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections privées et d'entreprises, notamment Commonwealth Edison, Deloitte, et l'Illinois Institute of Art . On en trouve également au University Club of Chicago et au Wausau Museum of Contemporary Art dans le Wisconsin ...

Works: "Pull" - "Shoulder" - "Tease" - "Spill" - "Proffer" - "Shore" - "Prodigy" (in private and corporate collections) - ...


Jenny Saville (1970)

"Plan" (1993, Gagosian Gallery)

Jenny Saville est  née à Cambridge,  associée aux "Young British Artists", vit et travaille à Londres et Palerme, soutenue par Charles Saatchi depuis 1993. A l'instar de Lucian Freud, ' quoiqu'elle veuille se rattacher à Francis Bacon -, elle détourne la tradition classique du nu et peint à coups de pinceau violents et précis, d’huile grasse et luisante, des femmes en chair comme tourmentées par leurs propres corps, parfois jusqu'au traumatisme. C'est à Cincinnati, dans les centres commerciaux, qu'elle rencontre la femme de chair qui va désormais l'obséder. L’un de ses tableaux les plus célèbres, "Propped" (1992), offre une vue en contre-plongée d’une femme assise sur un tabouret, qui se pince les chairs à pleines mains d’un air horrifié. Dans" Plan" (1993), des lignes tracées sur les bourrelets délimitent les zones vouées au bistouri du chirurgien (Saatchi Gallery), elle s'est alors installée à New York et fréquente la vaste scène de la chirurgie esthétique...

Peindre le corps féminin autrement ...

Dès ses débuts, Saville a voulu "trespass on every area that is a no-go for women" ("empiéter sur tous les territoires interdits aux femmes"), car c'est ainsi qu'on "les ouvre et qu'on les rend libres" . Elle s'est attaquée frontalement à la représentation traditionnelle du nu féminin, souvent idéalisé et pensé pour un regard masculin. Elle peint des corps puissants, imparfaits, "lézardables", qui occupent l'espace avec une autorité habituellement réservée aux nus masculins . Une citation clé la résume : "Je peins les femmes comme la plupart des femmes se voient elles-mêmes. J'essaie de capturer leur identité, leur peau, leurs cheveux, leur chaleur, leurs fuites" .

L'inscription du texte de Luce Irigaray dans "Propped" n'est pas anodine ; "Si nous continuons à parler ce même langage, à parler comme les hommes parlent depuis des siècles, nous nous manquerons l'une l'autre à nouveau". C'est une déclaration d'intention : elle veut sortir du discours masculin qui a façonné la représentation des femmes...

Pour qui peint-elle ? Si elle ne dit pas explicitement "je peins pour les femmes", toutes ses actions le suggèrent. En se peignant elle-même, en refusant d'être à la fois "l'artiste" et "le modèle passif", elle crée un "échange constant" qui exclut le voyeurisme traditionnel . Elle peint des corps qui parlent de l'expérience féminine (la grossesse, les régimes, la chirurgie) à d'autres femmes, et aux hommes qui acceptent de dépasser leur conditionnement...

 Sa façon de peindre les femmes est le résultat d'une stratégie artistique et politique concertée ...

- Contrer l'idéalisation du nu féminin 

L'histoire de l'art a traditionnellement représenté le corps de la femme comme un objet lisse, parfait, passif et à petite échelle, conçu pour le plaisir d'un spectateur masculin . Saville fait tout l'inverse. Elle choisit des corps massifs, puissants, souvent représentés dans des poses qui ne sont pas gracieuses. L'échelle monumentale de ses toiles est cruciale : elle donne au sujet une présence qui écrase le spectateur, inversant le rapport de pouvoir traditionnel où l'homme domine un "petit" objet de contemplation .

- Revendiquer l'imperfection et le réel 

Elle s'intéresse à ce qui est généralement caché ou gommé : les vergetures, les cicatrices, les varices, la graisse, le système pileux. "J'aime les veines et les verrues, elles fournissent des points de repère dans une masse de chair", dit-elle . Pour elle, la beauté réside dans l'individualité, dans ce qui rend chaque corps unique. "S'il y a une verrue ou une cicatrice, cela peut être beau, dans un sens, quand on le peint" .

- Se réapproprier le corps comme sujet et non comme objet 

En utilisant souvent son propre corps comme modèle, elle brouille la frontière entre l'artiste (actif, regardant) et le modèle (passif, regardé) . En se regardant et en se peignant ainsi, elle montre qu'une femme peut être le sujet de son propre regard et définir sa propre image, en dehors des fantasmes masculins.

Explorer l'expérience vécue du corps ...

Son travail est aussi une exploration des "territoires interdits" de l'expérience féminine : les régimes, la chirurgie esthétique (comme dans Plan avec ses marques de liposuccion), la maternité . Elle parle du corps comme d'un champ de bataille où se jouent des pressions sociales et intimes. Pour elle, "la beauté est toujours associée au fantasme masculin de ce que le corps féminin devrait être. Il n'y a rien de mal en soi avec la beauté. C'est juste que ce que les femmes trouvent beau peut être différent" .

En résumé, Jenny Saville peint les femmes ainsi pour les libérer du poids de l'histoire de l'art et des diktats de la beauté, pour créer un espace où le corps féminin peut exister dans toute sa complexité, sa puissance et son humanité, sans être réduit à un objet de désir.

Works: "Prop" (1993) - "Propped" (1992, Gagosian Gallery) - " Branded" (1992, Saatchi Gallery) - ..


Joan Semmel (1932) 

"Touch" (1975, The Whitney Museum of American Art)

Une figure clé du féminisme artistique. Dès les années 1970, elle peint des corps de femmes, y compris le sien, dans des poses intimes et souvent de son propre point de vue (en regardant vers le bas). Cette réappropriation radicale du regard et cette célébration du corps vieillissant est une sœur spirituelle du travail de Saville ..

Au début des années 1970, Joan Semmel a commencé à peindre des nus engagés dans des actes sexuels explicites, et elle a rapidement intégré son propre corps dans ses compositions. Dans Touch, Semmel dépeint des images érotiques de son point de vue en tant que participante. En se peignant aux côtés de son amant, Semmel renverse la tradition artistique longtemps acceptée qui consistait à présenter les corps passifs des femmes uniquement pour le plaisir du spectateur. Au contraire, elle offre une image de l'intimité et de la sexualité selon ses propres termes. Certaines artistes féministes ont critiqué son travail, arguant que les représentations à caractère sexuel explicite objectivent les femmes, même lorsque les images sont réalisées par des femmes. Défiant ces critiques, Semmel a rejoint une initiative appelée Fight Censorship (FC). Fondé par l'artiste Anita Steckel en 1973, ce collectif se décrit comme « un groupe de femmes artistes qui ont réalisé, réalisent ou réaliseront une forme d'art sexuellement explicite ».

Works: Joan Semmel, “Erotic Yellow” (1973) - “Mythologies and Me” (1976) - “Horizon with Hands” (1976) - “On The Grass” (1978) - “Purple Diagonal” (1980) - "Knees Together” (2003) - “Ghost” (2009) - “Aura” (2016) -  “Intimate Spaces” (2016) - “Yellow Sky” (2015, Alexander Gray Associates, New York) - “Open Hand” (2015, Joan Semmel/Artists Rights Society [ARS], New York) - “My Saskia” (2018) - “Red Hand” (2020, collection of the Aishti Foundation, Beirut, Lebanon ...


Laura Van Den Hengel 

Laura Van Den Hengel est une artiste peintre née à Amsterdam en 1962. Sa réputation est celle d'une artiste discrète mais talentueuse, respectée dans les cercles d'amateurs d'art pour sa maîtrise technique et son éclectisme. Sa singularité réside dans ce mélange savant : un réalisme très maîtrisé, parfois cru, hérité de la grande tradition flamande et de Lucian Freud, associé à une couleur éclatante et à une liberté d'exécution qui rappelle les postimpressionnistes. Cette dualité entre la force du sujet (portraits durs, nus sans complaisance) et la richesse chromatique crée une tension propre à son œuvre...

 


 Larry Rivers (1925-2002)

"Double Portrait of Berdie"(1955, The Whitney Museum of American Art)

La femme représentée ici est la belle-mère de Larry Rivers, Berdie Burger, qui fut le principal modèle de l'artiste au début des années 1950, lorsqu'elle vivait avec Rivers et sa fille à Southampton, dans l'État de New York. Considérée par les critiques comme annonciatrice du style mature de Rivers, cette peinture témoigne d'une série d'influences, allant des intérieurs détaillés de l'impressionnisme à la touche expressive et à l'échelle ambitieuse de l'école de New York. En représentant le personnage dans deux poses simultanées, suggérant un écart temporel, Rivers met l'accent sur le processus de création et le rôle actif de l'artiste et du modèle dans la création d'une scène fictive.

Larry Rivers, de son vrai nom Yitzroch Loiza Grossberg, est né dans le Bronx en 1923 dans une famille d'immigrés juifs ukrainiens . Avant de devenir peintre, il était musicien de jazz, saxophoniste de formation classique ayant étudié à la prestigieuse Juilliard School aux côtés de Miles Davis. Il ne se tourne vers la peinture qu'en 1945, à 22 ans, après avoir vu une exposition de peintures cubistes . Il étudie auprès du célèbre maître de l'expressionnisme abstrait Hans Hofmann, mais aussi avec William Baziotes.

 

Sa position dans l'histoire de l'art est unique : il est souvent décrit comme le "parrain" ou le "grand-père" du Pop Art . Dans les années 1950, alors que l'expressionnisme abstrait règne en maître, il a l'audace de réintroduire la figure et le récit dans ses tableaux, tout en conservant la liberté de touche et la gestuelle héritées de l'abstraction . Il peint des objets du quotidien (paquets de cigarettes, billets de banque, menus de bar) bien avant que Warhol ou Lichtenstein ne deviennent célèbres pour cela, créant ainsi un pont entre l'expressionnisme abstrait et le pop art .

C'était un artiste touche-à-tout, à la vie personnelle aussi riche que controversée ...

"Parts of the Body: Italian Vocabulary Lesson" (1963, Marlborough-Gerson Gallery, New York ) - "Berdie with the American Flag" (1955, Nelson Gallery-Atkins Museum, Kansas City, Missouri. Gift of William Inge) - "Parts of the Body: French Vocabulary Lesson III (1962, Collection Mr. and Mrs. Robert C. Scull) - "O'Hara Nude With Boots" (1954, Collection of the Larry Rivers Foundation) ...


Philip Pearlstein (1924-2022) 

"Two Models in a Window with Cast Iron Toys" (1987, Smithsonian American Art Museum)

Natif de Pittsburgh, Philip Pearlstein est le grand maître du "réalisme" en matière de nus, dans un style qu'il forge dans les années 1960, - après un brève période d'expressionnisme abstrait, sa rencontre avec Andy Warhol, des cours de sculpture -, visant à peindre non pas le "réel", qui lui semble sans éclat, mais un idéal de beauté soigneusement mis en scène, proposant à l'instar des idéaux grecs de l'Antiquité, des centaines de composition de femmes dans une même perfection formelle, et posant dans un bric-à-brac d'objets souvent surprenants ...

1965 - Two Female Models, One Seated, One Reclining with Arm Overhead - 1967 - Model seated on chair - 1971 - Two Female Models Sitting on a Blue Homespun Quilt Coverlet...

Works: "Two Nudes and Couch" (1965, Center for Figurative Painting) - "Lying Female Nude on Purple Drape" (1968)  -"Male and Female Nudes with Red and Purple Drape"(1968, Hirschhorn Museum) - "Female Nude in an Armchair" (1977, Brooklyn Museum, New York) - "Nude with Red Model Airplane" (1988) - "Two Female Moderls on Victorian Sofa" (1973, Adam Baumgold Gallery) - "Model in Kimono on Green Bench" (1982, Metropolitan Museum, New York) - "Female Model on Eames Stool" (1978, Metropolitan Museum, New York) - ...

Les modèles ...

- Pearlstein préférait peindre des "personnes longues", car leurs mouvements créaient des lignes plus intéressantes . Ses modèles étaient souvent des amis ou des artistes qu'il connaissait depuis des années . Il leur laissait le choix de la pose et des objets avec lesquels ils souhaitaient poser .

- Une approche "dépassionnée" : Pearlstein considérait ses modèles sans érotisme ni psychologie. Il les peignait avec la même "détachement cool" que les objets qui les entourent . Son but était de "peindre ce qui était devant [lui]" , traitant le corps comme un élément d'un paysage .

 

L'évolution des "tableaux fétiches" ...

- Les premiers nus (années 1960) : Des compositions épurées, avec peu d'accessoires, centrées sur la géométrie du corps humain . Un exemple emblématique est Portrait of Al Held and Sylvia Stone (1968), où il n'hésite pas à couper la tête de Sylvia pour décentrer le regard du spectateur .

- L'irruption des objets (à partir des années 1980) : L'un de ses modèles ayant aimé des marionnettes accrochées dans l'atelier, Pearlstein commence à intégrer une multitude d'objets dans ses toiles. Ces éléments deviennent aussi importants que les figures humaines . On trouve dans ses tableaux des chevaux de manège, des jouets, des masques africains, des canards en bois, etc. .

- Le Rôle des objets : Ces "bibelots" ne sont pas de simples décorations. Ils permettent à Pearlstein de créer des défis visuels, des jeux de couleurs, de textures et de formes, instaurant parfois un humour discret ou un drame incongru . Par exemple, dans Two Models with Swan Decoy and Carved Garuda Figure (2013), une figure d'oiseau mythique indonésien semble haranguer un cygne figurine .

- La collection personnelle : Pearlstein était un collectionneur passionné d'antiquités et d'art populaire. Son atelier à Chelsea, décrit par sa petite-fille comme un "parc d'attractions", regorgeait de ces trésors qu'il a utilisés comme sujets, créant même une série d'aquarelles intitulée "Treasures from the Studio" (2022) lorsqu'il ne pouvait plus faire venir de modèles pendant la pandémie .


Nelson Shanks (1937-2015)

Formé à l'Art Institute of Chicago et influencé par des maîtres comme Diego Vélasquez, Rembrandt et Johannes Vermeer, Shanks fut l'un des portraitistes réalistes les plus importants de sa génération. Il a peint de nombreuses personnalités du monde des arts, de la politique et de la royauté et a fondé le Studio Incamminati à Philadelphie en 2002 avec sa femme, la peintre Leona Shanks. Cette école d'art a pour mission de perpétuer la tradition du réalisme et de la peinture d'observation. Il a formé une génération de peintres figuratifs contemporains. Son portrait officiel du président Bill Clinton (2006) a fait scandale (Shanks a révélé plus tard avoir inclus une subtile allusion cachée au scandale Monica Lewinsky). 

Works : "Mary" - "Sophia, An Anthology" - "Grace" (1996) - "Incamminati (The Personification of Painting)" (2003) - "Barbara (As Eve)" - "Harlequin" ...


 Ralf Scherfose (1962) 

"Nacktes Portrait K" (2010)

Natif de Niedersachsen, Ralf Scherfose se veut peintre réaliste, - il a fondé un "Atelier für realistische Malerei" à Kassel, lieu de peinture et de rencontre -,  offrant une image de l'humain qu'il semble nous demander de déchiffrer en l'état. De 1993 à 1995, Ellen sera son modèle attitré..

Works: "Ellen" (1993) - "Akt mit schwarzem Turban" (1994) - "-Kleiner Akt K" (1994) - "Kleiner Akt" (1995) - "Akt-Franziska" (1996) - "Carmen-und-Daniza" (1997) - "Katja grosses nacktes Portrait" (2000) - "Marias-Traum" (2011) - "Portrait Vanessa" (2010) - "-Komposition in Grau" (2013) - ... 


Giorgos Rorris (1963)
Natif de Kosmas Kunourias (Péloponnèse), Giorgos Rorris réalisa sa première exposition à la Medusa Art Gallery (Athens, Greece) en 1988 : peintre figuratif, à une époque, dit-il, marquée par le phénomène de masse et la disparition de l'individu, Rorris réalise des portraits de femmes nues, et non seulement des nus, ajoute-t-il, et chacune de leurs poses imprime, dans un contexte souvent précaire et restreint à quelques tonalités, comme une empreinte affective et personnelle ....


Félix Revello de Toro (1926)

"Donde el silencio" (1973)

Natif de Málaga, formé à la Real Academia de San Fernando,  portraitiste et peintre figuratif qui s'est fait reconnaître au cours des années 1950 et dont le Museo Revello de Toro (Malaga) expose un nombre important d'oeuvres...


Ángel Badía Camps (1929)

"Nu amb fons vermell" (2007)

Natif de Barcelona, illustrateur d' "historietas" et peintre dont la première exposition date de 1974, reconnu pour l'élégance de ses figures féminines...


Burton Silverman (1928), figure majeure et engagée du réalisme contemporain américain - Study for Party Girl, 1996. Watercolor, Collection of the artist. - A Dancer II, 1996. Oil on linen - Nude Outdoors, 1997. Oil on linen - Am a Dancer, 1995. Oil on linen, Collection of the artist....